Mauritanie : six personnes jugées, aujourd’hui, pour le rapt de trois Espagnols

Mauritanie : six personnes jugées, aujourd’hui, pour le rapt de trois Espagnols

Six personnes comparaîtront à partir de ce mardi devant la Cour criminelle de Nouakchott pour leur implication présumée dans l’enlèvement, il y a sept mois en Mauritanie, de trois ressortissants espagnols dont deux restent les otages d’Al Qaïda dans le nord du Mali. «La session de la Cour criminelle consacrée à ce dossier commence mardi», a affirmé à l’AFP une source judiciaire. Au total, le procès concerne onze prévenus: quatre Sahraouis, trois Maliens, deux Mauritaniens (dont une femme) et deux Algériens. Mais seules six personnes comparaîtront. Les cinq autres font l’objet de mandats d’arrêt internationaux et seront jugées par contumace. Un chef d’Al-Qaïda dans le Sahel, l’Algérien Mokhtar Belmokhtar, alias Belawar, fait partie des prévenus recherchés. Selon le Parquet, les auteurs du rapt étaient «des mercenaires loués par l’un des émirs d’Aqmi», en l’occurrence Belawar, et ils avaient «été payés pour ce service». Les trois ressortissants espagnols – deux hommes et une femme de l’ONG Barcelona Accio Solidaria – avaient été enlevés le 29 novembre 2009 sur la route Nouadhibou-Nouakchott alors qu’ils circulaient à bord de la dernière voiture d’un convoi humanitaire. Début mars, la branche maghrébine d’Al Qaïda a libéré Alicia Gamez, 39 ans, après trois mois de captivité dans le nord du Mali. Mais Albert Vilalta, 35 ans, et Roque Pascual, 50 ans, sont toujours séquestrés depuis plus de sept mois. Les ravisseurs réclament le versement de rançons en millions de dollars et la libération d’islamistes emprisonnés notamment en Mauritanie. Un Malien de 52 ans, surnommé «Omar le Sahraoui», sera ce mardi sur le banc des accusés. Les autorités mauritaniennes l’avaient présenté comme le principal instigateur de l’enlèvement des Espagnols. De son vrai nom Omar Sid’Ahmed Ould Hamma, il avait été arrêté en février par un «commando» des forces de sécurité mauritanienne à la frontière avec le Mali, dans une région désertique. Selon le Parquet, quatre des prévenus sont actuellement détenus. Deux autres, dont une femme mauritanienne, sont placés sous contrôle judiciaire, accusés d’avoir «offert un abri et des moyens empêchant l’arrestation de terroristes».

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