Mauvais recours

Mauvais recours

La justice a rejeté, lundi 3 novembre, deux recours introduits pour invalider l’élection de deux présidents de conseils de la commune urbaine. Il s’agit de l’UC Omar Jazouli de Marrakech et du MP Driss Sentissi de Salé. Pour le cas de Marrakech, le recours a été déposé par de nombreux conseillers auprès du tribunal administratif de la ville. À l’occasion de l’élection du président le 19 septembre, ces derniers, une quarantaine ,se sont retirés bruyamment de la salle pour marquer leur protestation contre les “irrégularités“ qui auraient entaché l’opération de vote aussi bien du président que des membres du bureau. Omar Jazouli, qui s’est retrouvé candidat unique, sera porté à la présidence au terme du deuxième tour. En fait, le retrait de ces conseillers menés par l’USFP et l’Istiqlal était motivé par d’autres considérations. Conscients que leur candidat, en l’occurrence Ahmed Bennis du RNI, n’avait aucune chance de gagner face à un Omar Jazouli sûr de lui , ils ont décidé de se glisser dans la peau de victimes d’une virtuelle machination électorale ourdie par Omar Jazouli et les siens. Marrakech était l’objet de tous les appétits. Notamment ceux de l’Istiqlal et de l’USFP. Ayant compris qu’il n’avait aucune chance de redevenir maire de la ville, le ministre istiqlalien Moulay M’Hamed Khalifa dont la candidature était envisagée au début a préféré ne pas se présenter laissant ainsi la voie libre à son collègue Abdouh. L’USFP, qui n’a pas présenté de candidat, a misé sur Ahmed Bennis, un éternel perdant. Le patron de Sup de Co n’en est pas à sa première défaite. Il avait perdu la bataille de la communauté urbaine en 1997 face au même Omar Jazouli. L’ambition de cet homme d’affaires richissime était telle qu’il était disposé à soudoyer des conseillers. D’ailleurs, il a été pris à Casablanca en flagrant délit de tentative de corruption d’un élu UC. L’affaire dont s’est emparée alors la police judiciaire n’a pas encore abouti. C’est dans ce contexte très particulier qu’il convient de lire les difficultés créées à Omar Jazouli. Celui-ci n’est pas encore au bout de ses peines. Il a été condamné récemment par le tribunal de première instance de Marrakech à 3 mois de prison ferme et à 5000 DH d’amende. Derrière cette condamnation pour le moins surprenante et qui sent à plein nez le règlement de compte politique, une plainte déposée par son adversaire le député USFP Mohamed Lakhsassi lui reprochant d’avoir utilisé les moyens de la commune (Médina) lors de la campagne électorale. Ce qui est une fausse allégation, preuves à l’appui. Omar Jazouli qui clame son innocence a fait appel de cette décision et reste confiant dans la justice de son pays. Le deuxième procès en invalidation, intenté à Driss Sentissi de Salé, était lui aussi l’oeuvre de mauvais perdants emmenés par un candidat istiqlalien du nom de Mohamed Aouad. Celui-ci voulait absolument devenir le nouveau maire de la ville. Comme il n’a pas pu réaliser son ambition, il n’a trouvé rien de mieux que de crier au scandale en contestant la régularité du vote ayant porté pour un second mandat Driss Sentissi à la présidence du conseil de la ville. Lors de l’audience du 24 octobre dernier, la défense de M. Sentissi avait présenté au tribunal administratif de Rabat une requête détaillée qui, tout en démontrant que l’élection a eu lieu dans un climat de transparence, met en exergue le caractère irrecevable du recours.

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