Médecine carcérale et droits humains

La section marocaine d’Amnesty International et le Centre de Documentation, d’Information et de Formation en Droits de l’Homme (CDIFDH) ont organisé samedi dernier à Rabat un colloque sur le thème « la médecine carcérale et droits humains ».
Cette manifestation organisée, à l’occasion de la Journée mondiale de la santé, a pour objectif l’ouverture d’un large débat parmi les professionnels de la santé sur les conditions sanitaires et l’exercice de leur fonction dans les prisons et la sensibilisation des médecins des prisons au rôle qui leur incombe à l’intérieur de ces institutions, ainsi que les responsables gouvernementaux et les organisations de la société civile concernées quant à la nécessité d’améliorer les conditions de détention, particulièrement, la garantie des conditions minimales de protection physique et mentale des prisonniers.
Lors de cette manifestation, à laquelle ont pris part des experts internationaux des différentes sections d’Amnesty International en Europe, des médecins, des enseignants des facultés de médecine au Maroc, des médecins de prisons, des représentants des secteurs gouvernementaux concernés et différents acteurs du domaine médical, le ministre des Droits de l’Homme, Mohamed Aujjar a souligné que le gouvernement a adopté une nouvelle loi carcérale « qui répond aux engagements internationaux du Maroc en matière des droits de l’Homme ». Et d’ajouter que le ministère de la Justice et l’administration pénitentiaire et de réinsertion ont adopté dans ce sens « un plan de réforme visant la création de centres pénitenciers modernes et l’ouverture d’horizons sur le domaine social ». Dans ce cadre, Mohamed. Aujjar a rappelé les campagnes de sensibilisation menées auprès des agents des centres pénitenciers par le Centre de Documentation, d’Information et de Formation en Droits de l’Homme, ainsi que les sessions de formation programmées, dont la première s’est tenue sous le thème « la nouvelle loi carcérale et les critères internationales de comportements avec les détenus ».
De son côté, Omar Benamrou, du groupe médical de la section marocaine d’Amnesty International a souligné que la détention d’une personne ne signifie nullement la priver de ses droits humains fondamentaux et des soins. Et de préciser que la protection des droits des détenus sont souscrits dans les conventions internationaux en matière des droits de l’Homme.
Pour sa part, le docteur Saïd Regragui, président de la commission exécutive de la section marocaine d’Amnesty International, qui a évoqué les contraintes posées devant le médecin dans l’exercice de ses fonctions dans les centres pénitenciers en raison des restrictions imposées par mesures de sécurité, a mis l’accent sur la nécessité d’un encadrement des détenus et de la coordination entre la direction pénitentiaire et l’hôpital.

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