Médecine : Les vertus du virtuel

Médecine : Les vertus du virtuel

Nous assistons, à l’aube de ce millénaire, à l’émergence de la médecine virtuelle et de la télémédecine issues des nouvelles technologies de l’information qui, comme le téléphone, sont appelées à entrer dans les moeurs, et à bouleverser les façons de faire, a précisé le professeur Wajih Maâzouzi, directeur du Centre hospitalier Ibn Sina, lors de la séance d’ouverture de la première conférence internationale au Maroc sur «Télé-Santé et satellites» qui se déroule à Rabat sur deux jours les 8 et 9 juillet 2004.
Les enjeux de l’implantation de la télémédecine dans le quotidien de la pratique médicale sont non seulement d’ordre technologique, mais également d’ordre organisationnel et humain.
Des cliniciens et des gestionnaires ont pris à coeur le développement des nouvelles technologies dont il est question, afin de mieux desservir la population et la médecine elle-même. Ces outils s’avèrent également de précieux alliés en ce qui concerne l’enseignement et la recherche universitaires.
Le Centre hospitalier universitaire Ibn Sina de Rabat-Salé est un des co-organisateurs de la première conférence internationale sur «Télé-Santé et satellites» au Maroc avec le concours précieux de l’association EURISY, le Centre royal de Télédétection spatiale (CRTS), l’Agence spatiale européenne (ESA), l’Agence spatiale française (CNES) et le Bureau des Affaires spatiales des Nations unies (UN-OOSA).
La télématique de la santé, la cyber-santé ou l’e-santé, la télémédecine et la télésanté sont des termes souvent utilisés de façon interchangeable. Ainsi la télémédecine est généralement présentée comme étant la prestation de services de santé à des patients partout dans le monde en alliant la technologie des communications et l’expertise médicale.
Elle allie ainsi les applications de l’informatique et de la télématique de la santé, permettant d’utiliser des technologies de communication en association avec des appareils de monitorage et des dispositifs médicaux, de même que des systèmes d’urgence de santé et des systèmes médicaux.
La télésanté a aussi recours aux systèmes informatiques pour modifier et transférer le contenu médical et le contenu relatif à l’état de santé, pour dispenser des services de santé, donner de l’information et prêter assistance à distance. La télésanté est née ainsi de la convergence des technologies de l’information, des soins de santé et de la technologie médicale.
Elle se résume essentiellement à l’utilisation des technologies de l’information pour offrir et gérer des soins et de l’information en matière de santé sur de grandes et de courtes distances.
La télésanté englobe donc non seulement toutes les formes de médecine à distance, telles que la téléconsultation et la téléradiologie, mais également les renseignements médicaux et l’information sur la santé.
Par ailleurs, la télésanté implique toute une série de techniques de saisie, de traitement, de stockage et d’extraction de l’information. Ces techniques vont des services téléphoniques ordinaires aux dispositifs d’imagerie médicale de pointe servant aux examens médicaux par échographie, en passant par un éventail de plates-formes et de logiciels de saisie de dossiers cliniques et de création de bases de données multimédias.
Au cours de ces deux journées de travaux scientifiques, on pourra palper de près les enjeux et le bilan de la télémédecine aujourd’hui sous l’angle des implications pratiques pour les patients et leurs familles, dans des pays qui nous ont précédés dans ce domaine..
Par ailleurs, cette conférence sur «Télé-Santé et satellites» sera une occasion pour instaurer des débats en direct entre l’auditoire de praticiens, de chercheurs, d’industriels, de journalistes et pourquoi avec les élus de la nation ainsi que les politiques Une des questions fondamentales et qui demeure par ailleurs sans réponse et pour laquelle essayera de répondre cette première conférence internationale sur «Télé-Santé et satellittes» : est-ce que la télésanté permet d’atteindre les trois objectifs des soins de santé, l’accès universel aux soins tout en limitant l’augmentation des coûts et en assurant le maintien de la qualité ?

• Par Dr. Anouar Cherkaoui.

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