Médecins dentaires et prothésistes: A quand la fin de l’anarchie ?

Médecins dentaires et prothésistes: A quand la fin de l’anarchie ?

Le 5 août 2015, un ressortissant marocain résidant aux Etats-Unis est décédé suite à des complications survenues après s’être rendu dans un laboratoire de prothèse dentaire situé à Agadir pour y subir des soins  dentaires, croyant qu’il se trouvait dans un cabinet de médecin dentiste diplômé. Aujourd’hui, c’est toute la profession qui est soulevée.

Le conseil régional sud de l’Ordre national des médecins dentistes s’insurge dans ce sens et appelle les autorités à mettre fin à  l’anarchie et à lutter contre ce genre de pratiques dangereuses.

«Nul ne peut accomplir aucun acte de la profession de médecin dentiste, à titre privé, s’il n’est pas inscrit au tableau de l’Ordre national des médecins dentistes», peut-on lire clairement dans l’article 3 de la loi 05-07 concernant l’Ordre national des médecins dentistes. Pourtant, sur le terrain il n’est pas rare de s’improviser dentiste. Pour mettre fin à ce genre de pratique, le conseil régional sud tire la sonnette d’alarme sur un phénomène qui ne cesse de prendre de l’ampleur dans tout le Royaume, aussi bien dans les villes que dans les campagnes.

Pour l’Ordre, il est urgent que les autorités interviennent «pour mettre fin aux pratiques dangereuses que commettent certains  prothésistes dentaires et de sanctionner sévèrement toute personne qui met en péril la santé des citoyens». Il est sans rappeler que le cas d’Agadir est loin d’être un cas isolé.

D’autres villes comme Nador, Salé ou encore Benguerir ont connu des drames similaires. «Ceci sans parler des cas de maladies infectieuses graves comme l’hépatite B-C, le Sida et la tuberculose…», précise l’Ordre tout en appelant le gouvernement  à adopter une couverture santé publique englobant les soins bucco-dentaires.

Ce qui serait, selon les professionnels, «la solution idoine pour lutter contre l’exercice illégal du métier de la médecine dentaire et aussi le moyen adéquat de préserver la santé publique comme l’indique la Constitution du Royaume du Maroc».

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