Médicaments contre l’hépatite C : L’ALCS appelle la tutelle à lancer d’urgence un nouvel appel d’offres

Médicaments contre l’hépatite C : L’ALCS appelle  la tutelle à lancer d’urgence un nouvel appel d’offres

400.000 Marocains sont infectés par le virus

L’Association de lutte contre le sida (ALCS) appelle le ministre de la santé à lancer dans les plus brefs délais un nouvel appel d’offres pour l’achat des médicaments contre l’hépatite C et d’en accélérer le processus d’acquisition. Cette urgence s’explique par le fait que cela fait plus de trois ans que des centaines de malades sont en attente de traitement. L’ALCS estime que chaque retard met en danger la vie des patients. En effet, le retard de traitement risque de détériorer leur état de santé sans oublier la survenue de complications très graves telles que la cirrhose et le cancer du foie, des maladies qui nécessitent une prise en charge médicale multidisciplinaire et coûteuse.

Il faut rappeler à ce sujet que le ministre de la santé, Pr Khaled Ait Taleb, avait pris la décision d’annuler  l’adjudication du marché relatif à l’acquisition du traitement contre l’hépatite virale de type C. L’ALCS considère que cette décision était bien fondée, vu les nombreuses failles qui ont entaché le processus d’appel d’offres, dont le coût très élevé du médicament qui devait être acheté à un laboratoire étranger au prix de 4.950 dirhams la boîte, sachant que le médicament fabriqué par trois laboratoires marocains aurait coûté seulement 2.660 dirhams. Outre l’urgence de lancer un nouvel appel d’offres, l’Association demande de faciliter l’accès aux traitements de l’hépatite C aux groupes nécessiteux et vulnérables couverts par ses services en leur permettant de bénéficier de la couverture sanitaire via le système Ramed.

Ce qui n’est malheureusement pas le cas pour la grande majorité d’entre eux. L’ALCS souligne également la nécessité d’une mobilisation collective (gouvernement, conseils de régions, etc.) pour mettre à disposition les ressources Financières nécessaires dans le cadre du projet de loi de Finances 2020, et pour faire de l’achat de ces médicaments et de l’élargissement de l’accès aux bilans de  suivi biologique une priorité. Afin d’éviter de nouvelles infections devant l’absence fréquente de symptômes, l’ALCS insiste sur l’importance de lancer des campagnes de dépistage. Ainsi, celle-ci demande également que le processus d’appel d’offres qui a été lancé pour l’achat de tests de diagnostic   de l’hépatite C soit également accéléré.

Au Maroc, 850.000 personnes sont infectées par le virus de l’hépatite B et 400.000 par celui de l’hépatite C. La plupart des personnes  contaminées depuis longtemps par le VHB ou le VHC ignorent leur infection chronique. Elles sont néanmoins exposées à un risque élevé de développer une maladie chronique grave du foie, à savoir la cirrhose hépatite, le carcinome hépatocellulaire et l’insuffisance hépatique  et peuvent transmettre sans le savoir l’infection à autrui.

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