Méditerranée : Un havre de paix?

Les travaux d’une rencontre de concertation organisée par le comité de coordination euro-méditerranéen au Maroc et la plate-forme des ONGs dans l’espace euro-méditerranéen, se sont ouverts samedi au Centre international de Bouznika, et se sont poursuivis dimanche. Ayant accompagné le processus de Barcelone, cette rencontre s’inscrit dans le cadre des concertations locales et régionales initiées par la commission de suivi du Forum en guise des préparatifs du forum méditerranéen prévu du 1er au 4 avril prochain au Luxembourg.
La journée du samedi a été marquée par la présentation d’exposés autour de « l’évaluation du processus de Barcelone », « la société civile et le partenariat euro-méditerranéen : réalité et perspectives », « les questions des réformes et de démocratie dans l’espace méditerranéen » et « la problématique de l’immigration ».
Dans une communication intitulée,  » Evaluation du processus de Barcelone « , l’universitaire, Mohamed Khachani, a dressé un bilan à cette dynamique qui a débuté en 1996 estimant qu’il est « globalement négatif et ne répond pas aux aspirations du projet de partenariat comme prévu par la déclaration de Barcelone ». Ce bilan  » négatif  » est imputé, selon lui, au fait que l’espace méditerranéen est loin d’être un havre de paix et de sécurité, en raison des conflits qui traversent plusieurs de ses régions.
Il a estimé que le fossé se creuse davantage entre les deux rives, notamment sur le plan économique, ce qui a accentué la pauvreté, le chômage, l’exclusion, mettant l’accent sur la nécessité de revêtir le partenariat une dimension sociale et de repenser le projet méditerranéen à partir d’une conception du sud pour faire du bassin une zone d’essor commun. De son côté Kamal Lahbib a évoqué le rôle que peut jouer la société civile dans les pays de la rive sud de la méditerranée, notamment en matière de règlement des différends dans la région. Intervenant sur « les questions de réforme et démocratie dans l’espace méditerranéen », Abdellah Saâf a souligné le rôle majeur de la société civile dans le processus de réforme politique et démocratique, dans la mesure où l’esprit de changement requiert une forte interaction entre l’Etat et les acteurs civils, en plus du respect du droit à la différence, référentiel principal des droits humains.

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