Mesures de sécurité au Parlement

Le Parlement a décidé de mettre de l’ordre dans sa gestion. Il a commencé par réglementer l’entrée des journalistes en son sein. C’est une idée qui avait été avancée lors de la dernière législature. Elle se concrétise aujourd’hui. Désormais, pour pouvoir couvrir les travaux parlementaires, "le journaliste doit être titulaire d’une carte de presse et de l’accréditation de son organe de presse", explique Noureddine Médiane, premier vice-président de la Chambre des Représentants et député istiqlalien. En fait, celui-ci est chargé de piloter toute cette opération en totale concertation avec les professionnels et le gouvernement.
En effet, Médiane s’est réuni, à deux reprises, avec des responsables du ministère de la Communication et du Syndicat national de la presse marocaine (SNPM). Le but est de faciliter au maximum le travail des journalistes au sein du Parlement tout en assurant la quiétude des Députés et des Conseillers. Et pour cause, "bon nombre de parlementaires se plaignent régulièrement auprès de la présidence des comportements de quelques pseudo-journalistes", affirme Médiane. Et d’ajouter que ces escrocs "exploitent l’ignorance de certains élus pour les exploiter, leur soutirer de l’argent et parfois même les faire chanter" à tel point que toute la profession s’en trouve entachée. Cette opération d’assainissement intervient donc pour mettre fin à ces amalgames et afin d’assurer une sérénité aux parlementaires. En outre, chaque organe de presse peut accréditer un ou plusieurs journalistes. Par ailleurs, "la présidence du Parlement a décidé d’aménager, dans les prochains jours, une salle spécialement réservée aux journalistes", annonce Médiane. A l’intérieur, les professionnels des médias disposeront d’une connexion Internet et de tous les outils technologiques nénessaires à leur travail.
En fait, le but de cette opération est clair: faire de la presse écrite et audiovisuelle un véritable partenaire parlementaire. Cet objectif s’inscrit dans une optique beaucoup plus vaste. "Celle de créer une chaîne de télévision parlementaire", assure le premier vice-président de la Chambre des Représentants. En effet, le Parlement a décidé de renouveler tout le matériel audiovisuel dont il dispose et qui date de plus d’une dizaine d’années.
Parallèlement, des dispositifs de sécurité ont été commandés et seront également bientôt installés à l’entrée du Parlement. "Les services de sécurité ont insisté pour que le Parlement dispose rapidement de ce type de matériel", affirme Médiane. Il s’agit essentiellement de détecteurs de métaux, semblables à ceux des aéroports. Noureddine Médiane assure que leur prix n’est pas cher au regard de la sécurité qu’ils peuvent procurer.

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