Meurtre devant une foule passive

Meurtre devant une foule passive

Au milieu de la semaine écoulée, les habitants de la ville de Ksar Lakbir, étaient bouleversés par le crime qui a coûté la vie à un jeune homme de 21 ans. Le crime a été commis en plein centre ville, au Boulevard Mohammed V. Devant une immense foule, le meurtrier avait asséné plusieurs coups de couteau à la victime qui a succombé à ses blessures. Plusieurs personnes ont assisté au drame sans lever le petit doigt. Ils regardaient un homme armé d’un grand couteau de cuisine qui s’attaquait farouchement à un autre, sans oser intervenir. Certes, s’approcher d’un homme armé et surexcité est un risque qu’il vaut mieux éviter mais lorsqu’il s’agit d’une immense foule, désormais, cela s’appelle non-assistance à personne en danger. Bref, la victime gémissait dans un bain de sang et tout le monde regardait la scène sans réagir. Et comme l’agression se passait en plein centre ville, les agents de la police n’ont pas tardé à se manifester. Le meurtrier a essayé de prendre la fuite en se faufilant parmi la foule. Il essaya même d’intimider les agents de la sûreté à l’aide de son arme. Pire encore, à l’aide de son arme, il a tenté de prendre une jeune fille en otage. Au moment où le meurtrier la tenait entre ses bras, la pauvre fille avait le couteau sur la gorge et son agresseur hurlait de toutes ses forces pour disperser la foule et éloigner en même temps les policiers. Personne ne devait s’approcher de lui. Miraculeusement, elle réussit à lui échapper sans dégâts. En fait, lorsque les policiers sont arrivés sur le lieu de l’agression, la victime présentait encore des signes de vie. Il était allongé dans une mare de sang, mais il respirait encore. L’ambulance arrive et l’emmène à l’hôpital de la ville. Malheureusement, le blessé présentait une hémorragie cérébrale qu’il fallait arrêter. Mais les moyens adéquats pour le faire n’existaient pas. L’hôpital en question a toujours manqué de soins et surtout d’appareils adaptés aux opérations d’urgence. Le seul moyen pour le sauver était de le transporter sans perdre de temps à l’hôpital Lalla Miriem à Larache. Durant le trajet, Hassan D. a succombé à ses blessures. Le meurtrier, un certain Anouar, âgé de 24 ans, a été placé en garde-à-vue. Durant son interrogatoire, il a déclaré que le motif de son geste criminel était une histoire de règlement de comptes. Il paraît que les deux individus avaient un petit commerce en commun. Ils vendaient des vêtements à travers toutes les villes du pays. A la fin de chaque semaine, ils partageaient les bénéfices de leurs ventes. Ils se connaissaient depuis longtemps, se respectaient et jamais aucun problème n’a pu ébranler leurs relations de travail et d’amitié. Pour mieux comprendre les circonstances à l’origine du crime, l’affaire a été confiée au juge d’instruction pour complément d’enquête. Quant au meurtrier il a été présenté au procureur sous le chef d’inculpation de coups et blessures ayant entraîné la mort.

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