Meurtres en série

La vie des citoyens se trouve-t–elle désormais entre les mains des adeptes de «la Salafia Al Jihadia» ? Les adeptes de cette mouvance islamiste qui prône la violence contre ceux qu’ils jugent infidèles ont-ils le droit d’appliquer leur loi de la jungle, de malmener et tuer les couples qui traînent dans la rue et les femmes non voilées et dilapider les soûlards et les drogués ?
De quel Islam parlent-ils ? Dieu nous a-t-Il ordonné de qualifier un musulman de mécréant et de le tuer ? C’est horrible ce qu’ils commettent ces pauvres gens de «La Salafia Jihadia» et dépasse l’imagination. «On parle de 150 meurtres tués par les membres de Salafia Jihadia à travers le territoire marocain» affirme une source proche de la gendarmerie Royale. Ce chiffre a été avancé, selon la même source, par Youssef Fikri, membre de la Salafia Jihadia, qui a été dénoncé, il y’a quelques mois par un duo de la même mouvance, arrêté par la police judiciaire de Hay Mohammadi-Aïn Sebaâ. Parmi leurs crimes, ce dernier a soulevé l’affaire de la disparition de clerc de notaire, Abdelaziz Assadi, survenue le soir du lundi 10 septembre 2001. Ce dernier qui est né le 4 janvier 1971 à Casablanca, a quitté son appartement au quatrième étage de l’immeuble n°97, rue Azilal, Casa-Anfa, laissant seule sa jeune femme, Nadia. Ils se sont mariés, il y’a une année et demie. Cette nuit-là, il a un rendez-vous avec son ami Youssef, le frère de celui-ci et sa fiancée. Ils fixaient un rendez-vous au restaurant la Bodéga située à la rue Allal Ben Abdellah, au centre ville à Casablanca. Il a pris la Sienna Bleue de son épouse. Vers 23h l’un de ses amis lui a téléphoné pour lui demander de le rejoindre chez lui.
Le frère de Youssef, ami du clerc de notaire, est monté à bord de sa voiture alors que Youssef et sa fiancée ont monté la Sienna avec Abdelaziz. Celui-ci les a emmenés jusqu’au boulevard Zerktouni pour se diriger seul vers la demeure de son collègue. Mais il n’y est jamais arrivé. Nadia, sa femme, lui a téléphoné. Mais sans réponse. Il fallait attendre lundi 17 septembre vers l’après-midi pour que les éléments de la gendarmerie Royale d’Aïn Harrouda téléphone à sa femme, Nadia, l’avisant de la découverte de sa Sienna abandonnée à la forêt Masbahia, toute calcinée et dépourvue des plaques minéralogiques. Ils ont identifié la propriétaire de la voiture après avoir relevé le numéro de châssis. Mais où est son épouse ? C’est sa la question qui a hanté l’esprit des éléments de la gendarmerie Royale. Un ratissage a été effectué sur les lieux avec le soutien de la brigade canine. Mais le résultat était négatif. Douze jours après la disparition du notaire, la Wafabank a avisé sa femme Nadia que la carte guichet de son mari a été retrouvée au guichet automatique de l’agence de Bernoussi. Seulement aucune trace pour confirmer s’il était encore vivant ou mort n’avait eu lieu. Mais l’affaire n’était jamais close. Comme celle du brigadier Saïd Roussaïne qui a disparu le 28 décembre 2000 après la fin de son service à la sûreté de Hay Hassani-Aïn Chok, à Casablanca. Il fallait attendre l’arrestation d’Abdelhadi Dahbi et Abdelouahed Radi, en mars 2002, pour découvrir qu’il a été tué et son corps jeté dans un puits au douar Ouled Malek, à Bouskoura. Pas loin du lieu ou sa Fiat 127 a été découverte tous calcinée et sans plaques minéralogiques.
Pour le clerc de notaire, il faut attendre l’arrestation de ce Youssef Fikri pour découvrir, lundi dernier, le crâne et des os de ses côtes dans un puits à Ahl Laghlame. Selon des sources concordantes, le clerc de notaire a été surpris par les membres de Salafia Jihadia alors qu’il était en compagnie de deux filles. Le présumé assassin d’Abdelaziz Assadi a précisé aux enquêteurs que le défunt leur a expliqué qu’il est procureur du Roi afin qu’ils le relâchent. Mais ils sont allés plus loin, en l’égorgeant comme un mouton. Alors qu’ils ont relâché les deux filles après les avoir déshabillées.
Certes, les enquêteurs de la brigade nationale de la police judiciaire qui mènent, à ce propos, une enquête très discrète et d’une grande envergure ont découvert également dans le même puit des effets vestimentaires pour femmes. Youssef Fikri a précisé aux enquêteurs qu’il a participé dans une soixantaine d’assassinats à travers le Maroc et que ses « frères » ont perpétré au moins 150 meurtres. Il leur a donné les noms des autres complices dont 9 ont été arrêtés jusqu’à aujourd’hui. Le suspect leur a indiqué 5 lieux où des « infidèles » ont été enterrés, à Tanger, Nador et Casablanca. Les enquêteurs poursuivent leurs recherches à travers d’autres villes marocaines pour neutraliser ce mouvement des assassins.

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