Mise au point : L’eau et le Coran

«Au nom de ma cliente Habiba Rachoudi désignée dans votre article par le nom de Hajja Saâdia, (article intitulé «Une guérisseuse devant la justice » signé par monsieur Abderrafii Al Oumliki et paru dans le courant de cette semaine) et dans le cadre d’une mise au point nécessitée par la volonté de ma cliente et d’apporter des éclaircissements importants ayant pour objet la sauvegarde de sa dignité, les points suivants doivent être soulignés : par votre article, vous avez déjà apporté un verdict définitif en taxant ma cliente de «sorcière» et considéré que le jugement est déjà rendu dans cette affaire alors que le dossier est encore en cours d’instruction devant la juridiction d’appel.
La présomption d’innocence est un principe universel et qui a été consacré par écrit dans l’article premier du nouveau code de procédure pénal. Ma cliente conteste vivement le terme «sorcière» comme étant un terme touchant sa dignité et son honneur, et dans tous les cas et quelle que soit l’issue de la procédure, la diffamation ne saurait être tolérée même vis-à-vis d’une personne accusée et condamnée par une juridiction répressive.
L’affaire en question a été mal instruite par la police judiciaire, dans la mesure où beaucoup d’éléments essentiels ont été passés sous silence, surtout que ma cliente apporte un remède plus psychologique qu’autre chose, élément qui a été souligné dans ses déclarations devant la police judiciaire et devant les juges du premier degré. Les remèdes apportés aux patients se font par les versets coraniques attestés comme étant de vrais remèdes, tel que précisé dans le Coran et depuis très longtemps.Dans notre société, cette manière de remédier a été toujours utilisée et dans la mesure où certains patients ont plus besoin de réconfort moral que de médicaments pharmaceutiques. Il n’a jamais été prouvé dans la présente affaire que ma cliente est une escroc pour la simple raison qu’il n’y a pas de victime qui s’est constituée partie civile, encore plus, plusieurs témoins attesteront que ma cliente leur a apporté le réconfort et la paix qu’ils ont tant cherchés.
Ma cliente a, depuis plus de douze ans, apporté l’aide nécessaire et le soutien moral à ses clients, et depuis ce temps, aucune réclamation n’a été enregistrée contre elle, encore mieux, elle a toujours apporté soutien et aide aux personnes les plus démunies de Kelâat Sraghna. Le remède par le Coran et l’eau n’ajamais constitué une infraction, ni au sens du droit pénal, ni à celui de nos principes traditionnels ».

•Me Mhamed Segame

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