Mise en liberté de quarante-cinq islamistes proches d’Al Qaïda

Quarante-cinq membres du Groupe islamique des combattants libyens (Gicl), proche d’Al Qaïda, devaient être libérés, jeudi 15 octobre, de la prison d’Abou Slim à Tripoli, indique le journal Oéa. La publication proche de Seif al-Islam, fils du numéro un libyen Mouammar Kadhafi a indiqué que la décision de libérer ces prisonniers était «le résultat du dialogue conduit par la Fondation Kadhafi». «Quarante-trois éléments d’autres groupes» devaient également être libérés jeudi, ajoute Oéa sans autre précision. Depuis le début du «dialogue», il y a deux ans, 136 membres du Gicl ont été libérés, selon la Fondation qui avait annoncé en mars dernier que 170 éléments de ce groupe étaient toujours en prison. La Fondation Kadhafi, que préside Seif al-Islam, affirme «oeuvrer pour renforcer la paix civile en Libye», soulignant le «grand succès» du «dialogue» engagé avec le Gicl.
Le Gicl avait réaffirmé en 2007 sa détermination à combattre le régime de Mouammar Kadhafi, puis annoncé la même année son ralliement au réseau d’Al-Qaïda. Ce groupe était dirigé depuis l’Asie centrale par Abou Laith al-Libi, un des tout premiers lieutenants d’Oussama ben Laden, tué en février 2008 par un missile américain dans les zones tribales du nord-ouest du Pakistan. Il a été formé au début des années 1990 en Afghanistan par des militants libyens venus combattre les Soviétiques et restés sur place après le départ de ces derniers.
Son existence a été annoncée en 1995. Il se fixe pour objectif de renverser le régime de Mouammar Kadhafi et de le remplacer par un Etat islamique radical. Il s’agit du deuxième groupe islamiste maghrébin à avoir rallié Al-Qaïda, après le Groupe salafiste pour la prédication et le combat (ex-GSPC) algérien qui s’est rebaptisé en janvier 2007 «Mouvement d’Al Qaïda dans les pays du Maghreb islamique».

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