Mohamed Barrak : «L’éducation plastique n’est pas une matière secondaire»

Mohamed Barrak : «L’éducation plastique n’est pas une matière secondaire»

ALM : Quelle place occupe l’éducation plastique dans le cursus scolaire ?
Mohamed Barrak : L’éducation plastique occupe une place importante. L’appellation de cette matière diffère d’un niveau à un autre. Au primaire, on entend parler de l’éducation artistique. Au collège et au lycée, il s’agit respectivement de l’éducation plastique et des arts appliqués pour adopter à un niveau supérieur l’appellation des Beaux-arts. C’est une matière indispensable à la constitution de la personnalité de l’élève. Ces objectifs s’articulent essentiellement sur la précision, l’ordre et le développement des  sens.
 
Quelles sont les perspectives de cette matière ?
Contrairement à ce qui est réputé dans le milieu, l’éducation plastique n’est pas une matière secondaire. Elle revêt plusieurs avantages notamment à long terme. Les élèves, ayant suivi cette matière  en tant que spécialité, au lycée, auront l’opportunité de faire carrière dans différents domaines artistiques, en l’occurrence le design, les métiers artisanaux,  les métiers du livre et le cinéma d’animation. De même, nous remarquons une grande affluence des jeunes pour l’enseignement de cette matière. Ils sont nombreux à choisir cette branche dans les centres pédagogiques régionaux (CPR). La question qui se pose aujourd’hui :  Est-ce que cet effectif comblera le besoin en la matière ?
 
De quoi souffre cette branche ?
L’apprentissage de cette matière n’est pas généralisé. La majorité des  lycées n’inclut plus l’éducation plastique dans leurs modules, néanmoins ceux qui ont une section d’arts appliqués au baccalauréat. Le second obstacle réside dans le fait que  les enseignants du primaire ne sont pas formés à introduire cette matière aux jeunes apprentis. Ils se sentent dépassés sachant qu’ils ne maîtrisent pas  les techniques et les terminologies de ces arts. Sans parler de la plage horaire consacrée à cette matière. Personnellement, j’encourage la constitution de clubs d’art plastique pour nourrir cette fibre auprès des jeunes apprentis et choisir cette branche comme tout autre branche.

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