Mohamed Darif : «Le contenu de ces alliances a un aspect plutôt symbolique»

Mohamed Darif : «Le contenu de ces alliances a un aspect plutôt symbolique»

ALM : Quelle lecture faites-vous de ces tentatives de regroupement?
Mohamed Darif : Les partis se préparent pour les élections anticipées. Ce genre d’initiative vise une recherche d’homogénéité. C’est le même objectif que celui de l’initiative du groupement MP, PAM, UC et RNI qui veut constituer un pôle libéral. L’action entre les partis de gauche notamment l’USFP, le PPS, le FFD, le PS et la Gauche verte s’inscrit dans le même contexte. Ce sont des tentatives de changement du paysage politique, une sorte de réponse à la nécessité de renouvellement de l’élite politique et de création de pôle évoquée à plusieurs reprises dans les discours de SM le Roi. Mais le contenu de ces alliances a un aspect plutôt symbolique visant à envoyer à l’opinion publique le signal d’une volonté de rationalisation.

Vu les derniers développements, peut-on dire que l’Istiqlal a été lâché par ses alliés de la Koutla ?
C’est vrai que la Koutla est composée de partis qui ne sont pas proches idéologiquement, notamment le PI, un parti conservateur et le PPS et l’USFP, une gauche traditionnelle. Mais, l’Istiqlal, le PPS et l’USFP semblent avoir plus de points communs entre eux, que les partis de la gauche rassemblés.

Peut-on parler des alliances électorales qui se trament aujourd’hui?
Il n’y a pas pour l’instant de véritables alliances électorales qui se trament dans la mesure où il n’y a pas de possibilité entre ces partis de présenter un candidat commun comme c’était entre l’USFP et l’Istiqlal dans les communales de 2003. Ceci parce que la nouvelle Constitution est claire en ce qui concerne la méthodologie démocratique. Le chef de gouvernement est issu du parti qui a le plus de voix aux élections. Et l’on ne pourra non plus parler d’alliance politique pour créer une majorité qu’après le résultat des élections, mais pas avant. Mais même ce genre de majorité pour créer un gouvernement n’a jamais été homogène depuis le gouvernement Youssoufi qui comprenait toutes les tendances politiques. Le même constat est valable aujourd’hui pour l’opposition assumée par le PJD et le PAM, deux partis qui n’ont aucune coordination entre eux, et qui font figure d’opposition dans l’opposition.

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