Moudawana : fin du feuilleton ?

Moudawana : fin du feuilleton ?

Conformément aux directives royales annoncées lors de son discours du trône, SM le Roi Mohammed VI, a reçu, vendredi au Palais Royal de Tétouan, M’Hamed Boucetta, président de la Commission consultative chargée de la révision de la Moudawana. Lors de cette audience, M. Boucetta a soumis à SM le Roi l’avant-projet du code de la famille, accompagné d’un rapport exhaustif sur le bilan des travaux que la Commission vient d’achever dans les délais que le Souverain lui avait fixés dans le discours royal adressé à la nation le 20 août dernier. A cette occasion, le Souverain a réaffirmé qu’Il donnera sa Haute appréciation sur le projet de code de la famille, partant du souci du Souverain de voir la Moudawana consacrer les hautes orientations royales dans la dynamisation nécessaire de l’Ijtihad en vue de réaliser l’égalité, l’équité et la solidarité entre les membres de la famille, en adéquation et en harmonie avec les finalités de l’Islam, religion de tolérance et avec la ferme volonté royale de promouvoir les droits du citoyen marocain et de préserver sa dignité. Ainsi, après plus de trois années de débats, les membres de la Commission nationale de réforme du statut personnel, sont parvenus à des accords, notamment au sujet des questions qui restaient en suspens. Mais, interrogés au sujet de ce projet, des membres de cette commission ont tenu à réaffirmer leurs réserves quant à la divulgation de son contenu, du moment que le projet est entre les mains du Souverain. Une position qui ne les empêche guère d’afficher une sorte d’optimisme quant à la révision des dispositions de la moudawana, dans le sens de la consolidation des acquis de la femme et la confirmation des aspects modernistes progressistes des nouvelles orientations du Royaume. Les points qui attirent le plus l’attention des observateurs portent sur l’âge de mariage des filles, la polygamie, les conditions de divorce et l’adoption. Selon des sources fiables, l’âge de mariage serait appelé à être fixé à au moins de 18 ans, et la polygamie sera conditionnée par plusieurs facteurs qui pourraient bloquer sa réalisation. Les procédures de divorce et d’adoption pourront connaître, également, des révisions importantes. Ainsi, toute la polémique suscitée lors de l’annonce du plan national de l’intégration de la femme au développement est désormais caduque aujourd’hui, du moment que la Commission a entériné son travail et que ce dossier est entre les mains de SM le Roi.

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