Mouvance populaire : l’union ou la mort

Il y a quatre semaines, les Comités centraux du Mouvement national populaire (MNP), du Mouvement populaire (MP) et de l’Union démocratique (UD), qui sont les instances dirigeantes de ces formations partisanes politiques, se sont réunis, à Rabat, dans le but de mettre en place le dispositif nécessaire à leur réunification et pour coordonner leurs efforts en vue des prochaines perspectives électorales. Cette démarche qui couronne un long processus de rencontres et de contacts entre les cadres et dirigeants des trois partis, a commencé à apporter ses fruits, depuis la rencontre officielle qui a eu lieu entre Mahjoubi Aherdane et Mohand Laenser, le 7 juillet 2002. Un communiqué adopté à l’issue de cette réunion, rappelle-t-on, avait fait état de la volonté des deux formations de « coopérer et de mettre en oeuvre les mécanismes de synergie, de coordination et de complémentarité en vue de renforcer leurs positions et de faire émerger un pôle politique fort au sein duquel toutes les composantes de la mouvance populaire trouveront leur place ». L’adhésion de l’UD de Bouazza Ikken à cette alliance, le 23 avril dernier, a mis un terme aux longues années de divergence et de scission qui ont caractérisé le cheminement de cette mouvance depuis sa création en 1958 et permis à ce pôle de devenir l’une des principales forces politiques du pays, avec notamment plus de 50 sièges dans la Chambre des représentants. Aussi, dans le but de mettre en place le dispositif nécessaire à leur réunification et de coordonner leurs actions pour les prochaines élections, un Comité ad hoc s’est constitué au niveau des directions des trois partis. Chaque formation a présenté quatre de ses dirigeants. Le groupe du MP est constitué de Saïd Ameskane, Masaoud Mansouri, Amine Demnati et Driss Mansouri. L’UD est représenté par Ahmed Moussaoui, Abdelkader Tatou, Mohamed Benzeroual et Mohamed Fadili, alors que l’équipe du MNP est composée de Youssef Aherdane, El Hachemi Snoussi, Hassane Maouni et Hassan Ouedghilate. La Commission a décidé, pour l’instant, de présenter des candidats en commun pour les circonscriptions qui vont connaître le mode de scrutin uninominal. Aussi, sachant qu’il ne s’agit plus d’une mouvance rurale, il a été convenu en ce qui concerne les villes ayant des populations dépassant les 25 000 habitants, de procéder au cas par cas, en laissant la porte ouverte à toutes les alliances possibles.

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