Mouvement de permutations : Ce qui attend les enseignants

Mouvement de permutations : Ce qui attend les enseignants

Le ministre vient d’annoncer plusieurs mesures lors d’une réunion avec les syndicats

Pour un enseignant, l’affectation dans une région éloignée est parfois assimilée à un exil. La situation est d’autant plus difficile lorsque l’enseignant vit loin de sa famille. La mutation pour rapprochement de conjoint constitue une solution à ce problème. Lors d’une réunion  avec les syndicats qui s’est tenue vendredi à Rabat, le ministre de l’éducation nationale, de la formation professionnelle, de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Mohamed Hassad, a annoncé que le taux de rapprochement du conjoint va atteindre 89 % pour l’ensemble des enseignants concernés et 98% chez ceux du primaire. Signalons que cette rencontre a connu la participation du Syndicat national de l’éducation (CDT), la Fédération nationale des fonctionnaires de l’éducation (UNTM), la Fédération libre de l’éducation (UGTM), le Syndicat national de l’éducation (FDT), la Fédération nationale de l’éducation (UMT) et la Fédération nationale de l’éducation (courant démocratique).

Le ministre  a fait savoir que son département  adoptera «une approche intégrée basée sur l’égalité des chances qui se décline en trois étapes».  La première concerne l’organisation d’un mouvement national de permutation élargi entre les directions provinciales au profit de 20.500 enseignants, sans compter les bénéficiaires de la deuxième et troisième étapes, indique un communiqué du ministère.

Quant à la deuxième étape, celle-ci concerne le mouvement de permutation entre les directions provinciales au sein de la région, tandis que la troisième porte sur la mutation au sein des directions provinciales. Ainsi, la nouvelle approche du ministère dans la gestion des mouvements de permutation offrira aux enseignants plus de chances. «Elle permettra de satisfaire le plus grand nombre des demandes de permutation des enseignants en vue de contribuer à leur stabilité psychique et sociale et leur fournir les conditions de travail», a indiqué le ministre.

A l’instar de l’opération de recrutement par contrat qui sera lancée prochainement par le ministère, ces nouvelles mesures du ministre vont permettre de combler le manque des cadres pédagogiques dans certaines régions et d’éviter l’excédent dans d’autres, ce qui permettra de remédier au problème de surpeuplement des classes. Le ministre s’est engagé à poursuivre le dialogue avec les syndicats en vue d’améliorer les conditions de travail dans le secteur.

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