Mutations politiques en perspective

Mutations politiques en perspective

Des sources d’informations fiables rapportent que Abdelhaq Tazi du Parti de l’Istiqlal convoite le poste de Mostapha Oukacha, à la présidence de la deuxième chambre du Parlement, Au sein même du parti de l’Istiqlal, le remue-ménage fait son chemin. Abderrazzak Afilal, membre du comité exécutif du Parti, vient de démissionner du poste de chef du groupe parlementaire, en justifiant sa décision par les multiples fonctions dont il est chargé, particulièrement au vu de ses responsabilités syndicales et locales. Dans le même moment, des membres du Comité exécutif, dont Hassan Abdelkhaleq n’ont pas bénéficié du consentement des députés. Un signe considéré comme un vote de censure contre certains éléments de la direction du Parti. D’un autre côté, les partis politiques formant le «Pôle Haraki» composé du Mouvement populaire (MP), de l’Union démocratique (UD) du Mouvement national populaire (MNP) ont décidé de prendre «de nouvelles initiatives à même de conforter leur cohésion et de renforcer la coordination entre leurs organes en vue de l’objectif stratégique qui reste à savoir la réunification». Un communiqué de ce pôle indique que ses composantes ont annoncé un projet de création d’une fédération des trois partis qui sera soumis à leurs organes délibératifs dans les prochaines semaines. Cette fédération portera, certainement, le nom de l’Union des mouvements populaires. Elle sera dirigée par une direction collégiale qui doit normalement superviser les travaux d’une commission préparatoire pour la tenue d’un congrès ou d’une instance à même d’assurer la coordination permanente entre ses trois formations. Au niveau du Parlement et des autres assemblées représentatives, les trois partis ont décidé d’ «unifier leur action et leurs positions et de tenir des réunions communes», poursuit le communiqué. Mais sans préciser si ce pôle, considéré comme la première force politique du pays, aspire ou non à la présidence de la deuxième chambre. Même en décidant de constituer trois groupes au sein de la Chambre des conseillers et de maintenir la composition de deux groupes au sein de la première chambre du Parlement, les trois partis du pôle populaire sont déterminés à livrer bataille pour la présidence de la Chambre des conseillers, un poste qui vient en troisième position au niveau du protocole de l’Etat, derrière ceux du Premier ministre et du président de la Chambre des représentants. Cette position est justifiée, selon des dirigeants de cette mouvance, par le nouveau statut dont elle dispose en tant que première force politique du pays, et par le non-aboutissement des négociations qui ont eu lieu à la veille des élections du 12 septembre dernier, avec la direction du rassemblement national des Indépendants ( RNI). L’existence de différents groupes parlementaires de ce pôle lui permet d’acquérir le plus de moyens possible et d’accroître ses chances pour arracher le siège qui est à la disposition, actuellement, de Mostapha Oukacha.La bataille ne fait donc que commencer.

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