Naissance de l’alliance de la gauche

Naissance de l’alliance de la gauche

La gauche non gouvernementale, PSU (Parti socialiste unifié), PADS (Parti de l’avant-garde socialiste démocratique) et le CNI (Congrès national ittihadi),  met les touches finales à son alliance. Des sources informées affirment que cette coalition, qui sera officialisée le 27 mai, portera le nom d’»Alliance de l’avant-garde, du congrès et du PSU». Cette dénomination a été choisie parmi plusieurs propositions soumises aux bureaux politiques des trois composantes. Les camarades de Moujahid, Benjelloun et Laâziz ont ainsi écarté l’appellation «Alliance de la gauche d’opposition» pour ne pas «hypothéquer» l’avenir politique de l’alliance, explique un membre de la commission mixte mise en place pour sceller cette alliance. Selon les mêmes sources, les statuts de cette alliance, en phase de finalisation, seront déposés incessamment au ministère de l’Intérieur, alors que l’une des problématiques qui restent à résoudre est relative au symbole qui caractérisera ce groupement politique et que ses listes porteront lors des prochaines élections législatives.
La commission mixte de cette alliance, à l’issue de plusieurs réunions, a réussi toutefois à arrêter les listes de candidatures communes pour le prochain scrutin. «Nous avons actuellement tranché au sujet de 60 listes sur 95 et nous comptons clore tout le processus dans les quelques jours à venir», déclare un membre du bureau politique du PSU qui explique que quelques listes communes pourraient toutefois n’inclure que les candidats d’une seule composante de l’alliance, mais avec l’appui des militants des trois partis.
Quant à la liste nationale, dédiée en principe aux femmes, les trois partis ont décidé de mettre en place une autre commission mixte de coordination. Le principe de base déjà retenu pour le choix des candidates de gauche est que chaque composante présente une liste de dix femmes, alors qu’un consensus devra être trouvé, au niveau de la même commission, pour les positions de chacune.
«Pour nous, il s’agit d’un front de lutte démocratique», déclare Ahmed Benjelloun, secrétaire général du PADS. «Notre participation est d’abord un choix militant pour défendre nos principes de base, mais nous ne comptons toutefois pas faire de figuration. Nous serons-là pour jouer le jeu», ajoute Me Benjelloun qui conclut qu’il sera candidat si «les bases me le demandaient». Des sources de cette alliance affirment cependant qu’il a été question, lors des tractations entre les trois composantes, des candidatures de leurs dirigeants. Ainsi, il aurait été décidé de cautionner la candidature d’Ahmed Benjelloun à Rabat-Chellah (contre Driss Lachgar, Omar Bahraoui, Abdelkarim Benatiq et le PJD Abdessalam Ballaji). Mohamed Sassi, secrétaire général adjoint du PSU, lui, est pressenti à Rabat-Océan, soit la circonscription où se présenterait Mohamed Elyazghi. Des sources de l’Alliance de l’avant-garde, du congrès et du PSU affirment que Mohamed Moujahid, patron du PSU, a déclaré son intention de ne pas se porter candidat aux prochaines élections.
Le PADS participe à ces élections après une longue période de boycott. Le CNI, fruit d’une scission au sein de l’USFP en 2001, est présent au Parlement avec un seul député alors que le PSU dispose de plus de sièges avec quatre députés. Les trois partis ont formé le noyau dur d’une coalition de formations politiques qui avait mené la fronde contre les lois électorales de la majorité défendues essentiellement par l’USFP. Le Conseil constitutionnel a fini par leur donner raison en ramenant de 7 à 6 % le seuil des voix permettant la participation au partage des sièges.

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