Naissance de l’Alliance socialiste

Mardi dernier à rabat, un acte de création de l’Alliance socialiste a été signé au nom d’Ismail Alaoui, secrétaire général du PPS, par Abdelouahed Souhail, membre du Bureau politique, et du côté du PSD par son secrétaire général, Issa Ouerdirhi.
Cet acte constitue un «carde fédératif » ayant pour objectif de hisser le niveau de coordination entre les deux partis, lesquels conservent leur «structure propre et un règlement interne indépendant».
Le communiqué constitutif stipule que cette alliance «traduit et concrétise l’option unioniste illustrant une conviction mutuelle», constitue une initiative dictée par les « impératifs de transition démocratique» et contribue à l’édification d’un nouveau paysage politique marocain dans la perspective de la «formation d’un pôle de gauche large, actif et influent».
Cette alliance est un cadre qui vise «le renforcement des coalitions stratégiques des deux partis et la consolidation des structures essentielles qui leur sont propres et à leur tête la Koutla démocratique qui joue un rôle important dans ce tournant historique», ajoute le document. La priorité est donnée dans cette nouvelle alliance à « la garantie de notre intégrité territoriale dans le Sud, son parachèvement dans le Nord, et à la réussite de la transition démocratique, ce qui est de nature à permettre l’édification d’un Etat de droit dans le cadre d’une monarchie constitutionnelle, démocratique et sociale». Parmi les objectifs de l’alliance figurent, également, l’édification de l’Union du Maghreb arabe ainsi que la poursuite de ses engagements, en premier lieu «un soutien total à la lutte du peuple palestinien pour le retrait israélien des territoires occupés et l’édification d’un Etat indépendant avec comme capitale Al Qods Acharif ainsi que la poursuite de la lutte pour la libération de tous les territoires arabes occupés et la levée de l’embargo imposé au peuple irakien frère».
Dans une allocution lue en son nom, Ismail Alaoui, a indiqué que l’alliance est une «nécessité objective répondant aux spécificités intrinsèques de la gauche avec une vision historique sur le long terme», plaidant pour davantage d’initiatives dans le sens d’une dynamique de portée unioniste à même de réunir les conditions de «réalisations de l’union des forces démocratiques et progressistes dans le cadre de la famille de la gauche marocaine comprenant l’USFP et l’OADP». Les deux partis ont veillé, lors de la constitution de l’alliance à ne «pas brûler les étapes», a estimé pour sa part, M. Ouerdhiri, ajoutant que l’alliance constitue un pas vers la «création d’un pôle socialiste démocratique plus large» regroupant l’ensemble des forces «aspirant à la modernité et en premier lieu l’USFP».

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