Ni de gauche ni de droite

Nouveau parti, nouvelle façon de faire de la politique ? Alors que les contestataires fleurissent dans le mauvais printemps des structures partisanes, le bruit des portes qui claquent hante désormais le paysage politique marocain. Annoncé au mois de juin dernier, ajourné pour cause d’autorisation non délivrée, le parti de la réforme et du développement (PRD) a enfin reçu le ticket pour la course électorale de septembre 2002. Le nouveau-né est, une fois encore, animé par des ex. Bien que ses dirigeants s’en défendent, le parti de la réforme et du développement a des airs de scission. Son Secrétaire général est un membre fondateur et dirigeant du Rassemblement National des Indépendants. Les familiers de la rue Laos, siège du RNI, se rappelleront pendant longtemps encore la silhouette de Abderrahman El Kouhen, ancien ministre et ex- ambassadeur et celle de Hassan Moutahir, présenté officieusement comme numéro 2 du PRD. Les deux dirigeants ont officiellement claqué la porte du RNI au tout début de l’année 2001. Pour cause d’incompatibilité avec le Président Osman et surtout «ses méthodes autocratiques». Les deux frondeurs qui ont choisi d’autres horizons pour faire de la politique, faisaient partie d’un groupe de contestataires –dont fait partie Haddou Echigguer- qui ont fini par choisir de continuer à militer sous les couleurs bleues du Rassemblement. Ni de gauche ni de droite, le PRD s’est positionné sur l’échiquier politique. A sa manière et en refusant déjà toute forme de coalition avec des partis proches du RNI. Défenseur du libéralisme économique et de l’équilibre social, de l’amazighité comme de l’arabité, ce tout nouveau parti reprend à son compte des serpents de mer de la vie politique telle que la réforme de la justice, celle de l’administration ou encore la moralisation de la vie publique.

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