Nobel de chimie pour trois chercheurs

"Les prix Nobel de chimie de l’année ont développé la métathèse pour en faire l’une des réactions les plus utiles en chimie organique", a précisé l’Académie royale suédoise des sciences. "Leurs travaux ont ouvert des possibilités fantastiques pour, entre autres, la fabrication de médicaments. La création de nouvelles molécules n’est bientôt plus limitée que par notre imagination!", a Yves Chauvin, né en 1930, directeur de recherche honoraire à l’Institut Français du Pétrole (IFP) de Rueil Malmaison (Hauts-de-Seine), est le huitième scientifique français à être récompensé par le Nobel de chimie. Les premiers furent Henri Moissan en 1906 et Marie Curie en 1911.
La métathèse est, selon la définition élégante qu’en donne l’académie suédoise, "une danse avec changement de partenaire". Elle est couramment utilisée dans l’industrie chimique, surtout dans la production de médicaments et de matériaux plastiques élaborés. "Les substances organiques contiennent du carbone élémentaire. Les atomes de carbone peuvent former de longues chaînes ou des anneaux, se combiner à d’autres éléments tels que l’hydrogène et l’oxygène, former des liaisons doubles, etc. "Métathèse signifie changer de place. Dans les réactions métathèse, les liaisons doubles entre les atomes sont rompues et recomposées d’une façon qui provoque le changement de place de groupes d’atomes", poursuit l’académie. Le prix Nobel de chimie 2004 avait été attribué aux Israéliens Aaron Ciechanover et Avram Hershko et à l’Américain Irwin Rose pour leurs travaux sur la dégradation des protéines.

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