Nos routes tuent

Dimanche dernier, un accident de la circulation a provoqué la mort de deux personnes et une vingtaine de blessés, dont certains sont dans un état jugé très critique, dans la région d’El Jadida. Chaque semaine la direction nationale de la sûreté nationale (DGSN) annonce un bilan qui fait état d’une vingtaine de morts et des dizaines de blessés uniquement à l’intérieur du périmètre urbain. Les causes ayant été à l’origine des ces tragédies demeurent pratiquement les mêmes. Elles vont de l’excès de vitesse, à la conduite en état d’ébriété, en passant par l’inadvertance des conducteurs et le non-respect du code de la route. A quelques jours des vacances scolaires et le retour des marocains résidents à l’étranger, il faut dire que la sensibilisation à la sécurité routière doit être une action de tous les jours. Car durant cette période, le réseau routier national connaît une circulation intense. Cela revient à dire que les risques d’accidents deviennent innombrables. Cette période, comparée aux autres, est la plus meurtrière. Chaque année, le même problème est soulevé et de vastes campagnes de sensibilisation sont lancées. Mais, malheureusement, le nombre des accidents demeure inacceptable. Des centaines de personnes meurent sur la route, d’autres sont blessés, sans parler des dégâts matériels. La fatalité ? ou une preuve d’incivisme chronique ?
Selon plusieurs études, un accident de circulation est généralement le résultat de l’interaction de trois facteurs. Il s’agit du facteur humain, conducteurs ou piétons, le facteur mécanique, le véhicule, et le facteur environnement, le réseau routier. Chez nous, plusieurs accidents mortels sont provoqués par le facteur humain, excès de vitesse, inadvertance du conducteur ou du piéton, non-respect du code de la route et la conduite en état d’ivresse. Des expériences étrangères ont montré qu’il était possible de faire évoluer les comportements en recourant aux médias de communication de masse, télévision, radio, presse, affichage, etc. Les campagnes de sensibilisation à la sécurité routière permettent de sensibiliser les enfants et les adultes aux dangers de la route.
Les contrôles sont également indispensables pour contribuer à faire baisser le nombre d’accidents. Mais, trop souvent, les usagers ont le sentiment que ces contrôles sont aléatoires, mal organisés et très insuffisants là où il faudrait qu’ils soient systématiques.
Il faut dire que les accidents de la
circulation représentent un fléau mondial et une conséquence systématique du développement technologique et économique faisant de l’homme un captif de l’automobile pour satisfaire ses besoins en déplacements. Si le véhicule est devenu une donnée essentielle de la vie moderne et un facteur fondamental du développement socio-économique, il demeure une arme à double tranchant dans la mesure où sa mauvaise utilisation engendre des pertes humaines considérables.

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