Notre amie la France

Notre amie la France

C’est dans un contexte politique, économique et social particulier que le Maroc et la France ont décidé de renforcer leur partenariat dans de multiples domaines. La visite du Premier ministre français, Jean-Pierre Raffarin, au Maroc, les 24 et 25 juillet dernier, a donc été l’occasion de mettre le point sur les relations des deux pays et partant de les consolider davantage. Sur la base des conclusions du séminaire intergouvernemental, Driss Jettou et son homologue français ont décidé de mettre en oeuvre un programme de travail autour des deux priorités du gouvernement marocain: la modernisation économique et la politique de proximité axée sur la satisfaction des besoins sociaux des populations. Concernant le premier axe, la France a décidé d’octroyer au Maroc une aide financière supplémentaire de 150 millions d’euros sur trois ans, destinée au renforcement des infrastructures économiques et sociales. Il s’agira en fait de doubler les engagements de l’Agence Française de Développement (AFD) sur les trois années à venir, au profit notamment des secteurs socio-économiques et les PME-PMI. Les deux chefs de gouvernements ont également insisté sur l’appui au développement de l’entreprise, la transformation de l’épargne marocaine, et la lutte contre le financement du terrorisme et le blanchiment. C’est ce qui ressort, d’ailleurs, de la déclaration commune des deux gouvernements à l’issue de la visite de Jean-Pierre Raffarin. En outre, trois conventions ont été signées vendredi à Tétouan, sous la présidence de S.M. le Roi Mohammed VI. La première a pour but, notamment, d’élever les relations bilatérales au niveau d’un partenariat stratégique, conformément aux directives des chefs d’Etat. Ce partenariat concerne des domaines très variés comme les domaines économiques, sociaux, culturels et les droits de l’homme. L’originalité de ce partenariat réside dans le fait d’associer, dans sa mise en oeuvre, les opérateurs économiques, les collectivités territoriales, les représentants de la société civile et les deux communautés marocaine en France et française au Maroc. La deuxième convention, signée également par Driss Jettou et Jean-Pierre Raffarin, institue une assistance technique du Conseil d’Etat français au profit du Secrétariat général du gouvernement marocain. Enfin, Le troisième accord, signé par les deux ministres des Affaires étrangères, Mohammed Benaissa et Dominique de Villepin, concerne la promotion du mécanisme pour un développement propre prévu dans le protocole de Kyoto. En vertu de cet accord, les deux parties s’engagent à mettre en oeuvre des projets assurant un développement propre selon les moyens disponibles dans chacun des deux pays. En matière politique, il va sans dire que le dossier du Sahara est celui qui revêt une importance primordiale aux yeux des Marocains. Cette question a ainsi été traitée lors de l’audience que SM Mohammed Vi a accordée au Premier ministre français. A ce titre, Jean-Pierre Raffarin a affirmé que la France est « comme toujours très proche des positions marocaines » concernant ce dossier. Et d’ajouter que « ce que nous souhaitons, c’est que dans le respect des positions de la France, voisines de celles du Maroc, les discussions qui ont lieu à l’ONU puissent éviter une situation de blocage ». En fait, le terme « blocage » est significatif. En clair, la France continuera à soutenir la position marocaine, même si le Conseil de sécurité adopte la résolution américaine. Jamais le Maroc n’acceptera d’appliquer une solution qui lui sera imposée.

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