«Nous ne sommes pas un PJD-bis»

«Nous ne sommes pas un PJD-bis»

ALM : Que visez-vous à travers l’organisation de votre Vème forum ?
Abdelaziz Rabbah : C’est une tradition annuelle qui offre un espace aux jeunes du PJD pour dialoguer avec les leaders du parti concernant les  questions d’actualité et de la mobilisation en vue des prochaines échéances. C’est aussi une rencontre pour l’évaluation de l’action de la jeunesse du PJD et pour l’échange d’expériences entre les différentes sections. Ce forum est une occasion pour débattre de certains thèmes d’actualité comme la mondialisation, les défis du monde arabo-musulman et de thèmes qui concernent le pays, son unité nationale, les grands chantiers de la réforme et les défis socio-économiques. Enfin, c’est une opportunité pour débattre des grands dossiers liés à la jeunesse comme l’éducation, la formation professionnelle, l’emploi, la création d’entreprises, le rôle de la société civile et, en général, l’amélioration des compétences des jeunes militants du parti.

Pourquoi Meknès ? S’agit-il d’une pré-campagne électorale ?
Nos concurrents sont toujours là pour nous accuser quelles que soient nos activités. Nous considérons qu’un parti politique et ses organisations parallèles doivent communiquer quotidiennement avec la population, exprimer leurs points de vue, encadrer leurs adhérents et recruter pour renforcer leurs rangs. La Constitution est d’ailleurs claire sur ce point. Nous avons choisi Meknès parce que, chaque année, le choix est porté sur une ville différente afin de décentraliser notre action et ne pas demeurer confinés dans l’axe Rabat-Casablanca. Nous avons déjà organisé des forums à Kénitra et Marrakech. Maintenant, c’est à Meknès.
Evidemment, le choix d’une ville est basé aussi sur des conditions organisationnelles et politiques. Meknès qui est gérée par le PJD, mérite d’être soutenue et promue par le parti et ses organisations parallèles.

On a l’impression que vous êtes une jeunesse plutôt docile par rapport aux organisations similaires des autres partis. Pourquoi ?
Nous voulons éclaircir ce point pour la énième fois. C’est une question très importante vu que tous les partis sont traversés par des conflits inter-générationnels et que ces conflits sont parfois gérés d’une manière regrettable. Pour le PJD, nous avons une dynamique interne encadrée par des instances et des règlements qui font que la liberté d’expression est garantie et que les compétences sont valorisées. La concurrence, au sens positif du terme, entre les sections, les compétences et les éléments actifs, est plus que souhaitable.

Mais qu’est-ce que cela vous fait-il de vous retrouver dans le même "panier" que Mostafa Ramid, Ahmed Raïssouni et Amine Boukhoubza par exemple ?
Je confirme qu’il n’y a pas de conflit de générations au sein du PJD car le parti est composé en grande majorité de jeunes. Il faut dire aussi que la jeunesse du PJD a une mission précise dans le cadre du projet global du parti. Elle ne peut pas être un PJD-bis.

On vous reproche aussi au sein du PJD d’inviter, pour ce genre d’activités, des personnalités contestées comme Youssouf Qaradaoui. Qu’en dites-vous ?
Premièrement, il n’y a aucune personnalité au monde qui fait l’unanimité. Youssouf Qaradaoui est contesté par une minorité de personnes au sein du monde musulman. Ses émissions télévisées (sur Al Jazeera entre autres, NDLR) sont suivies par des dizaines de millions de téléspectateurs et ses conférences publiques le sont aussi. C’est un immense honneur pour nous d’accueillir un grand homme comme lui. Il ne faut pas oublier non plus que nous invitons également d’éminentes personnalités du Maroc et de l’étranger. Et que nous organisons aussi une soirée artistique et des activités parallèles.

La jeunesse PJD en conclave à Meknès
La jeunesse du PJD se donne rendez-vous à Meknès, du 23 au 31 août 2006 à l’occasion de la tenue de son Vème forum national.
Selon cette organisation, près de 1.000 jeunes prendront part à ce rendez-vous annuel qui sera encadré par des dizaines de personnalités marocaines, arabes et occidentales. Parmi les invités de marque de la jeunesse islamiste, on retrouve Youssouf Qaradaoui, Vincent Geisser et Jamil Mansour.  En sus de soirées artistiques et de déclamation du Coran, ce forum, prévoit l’installation de quatre tentes de communication autour du Sahara et de la jeunesse par exemple. La manifestation se déroulera dans divers espaces et places de la capitale ismaïlienne de cette ville dont le maire, Aboubakr Belkora, est candidat aux élections pour le renouvellement du tiers des membres de la Chambre des conseillers qui se dérouleront le 8 septembre 2006.

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