Nouveau report de l’extradition de Khalifa

Nouveau report de l’extradition de Khalifa

Le ministre britannique de l’Intérieur, Alan Johnson, a demandé un délai supplémentaire, jusqu’au 30 avril, pour rendre sa décision concernant l’extradition de l’ex-magnat algérien Rafik Khalifa vers son pays, a annoncé mercredi un porte-parole du ministère. «Le délai a été étendu au 30 avril à la demande du ministre», a déclaré à l’AFP un porte-parole du ministère, expliquant qu’il s’agissait d’un «dossier complexe». M. Johnson devait initialement rendre sa décision positive ou négative avant le 24 octobre 2009. Mais il a obtenu un report à quatre reprises, en incluant celui qui porte la nouvelle date butoir au 30 avril. La justice britannique a autorisé en juin 2009 l’extradition vers son pays de M. Khalifa, condamné par défaut en mars 2007 à la réclusion à perpétuité notamment pour faillite frauduleuse. Il appartient au ministre britannique de l’Intérieur de valider la décision. M. Khalifa a été reconnu coupable en Algérie d’«association de malfaiteurs, vol qualifié, détournement de fonds, faux et usage de faux». Il s’est réfugié à Londres en 2003 lorsqu’a éclaté le scandale financier de la Khalifa Bank et de plusieurs entreprises de son empire. Il a été arrêté le 27 mars 2007 sur le territoire britannique dans le cadre d’un mandat d’arrêt européen délivré par le tribunal de grande instance de Nanterre, près de Paris. La France a également déposé une demande d’extradition auprès de Londres mais son examen a été gelé, dans l’attente d’une décision définitive sur la demande algérienne qui prévaut sur celle de Paris. En attendant, la procédure en France se poursuit mais la justice est divisée sur la tenue devant un tribunal à Nanterre d’un procès de M. Khalifa. Une juge d’instruction de Nanterre veut y faire comparaître l’ancien homme d’affaires, lui reprochant des délits de banqueroute par dissimulation ou détournement d’actifs. Mais le procureur du Parquet de Nanterre s’y oppose, estimant que les faits de banqueroute ne peuvent y être poursuivis car ils n’ont pas été commis dans le ressort du tribunal et les sociétés visées n’ont pas de personnalité morale propre en France. Ce dernier a saisi une Cour d’appel qui devra trancher à une date qui n’a pas encore été fixée.

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