Nouveaux abattoirs : Benhima se défend

Le transfert des abattoirs a fait beaucoup de bruit. Dans ce contexte, le geste en soi de la part de Benhima est louable. A 8h le wali, son staff, le président de la communauté urbaine, le gouverneur, les responsables des abattoirs et les journalistes parcouraient les différents espaces en pleine activité.
Secondé par des vétérinaires, Benhima expliquait au fur et à mesure, les apports positifs des nouvelles structures qui rompent avec l’activité traditionnelle dans les anciens abattoirs. Sur le plan de l’hygiène, la propreté est effectivement le mot d’ordre. Que ce soit au niveau de l’abattage ou en termes de sécurité, le déroulement des opérations se fait selon les normes requises. Toute matière douteuse passe à l’incinérateur. Et avant d’être versés dans les conduits de la ville, tous les déchets de quelque nature qu’ils soient, sont contrôlés par le service vétérinaire. Dans une salle aménagée pour cette rencontre, Driss Benhima s’est mis à la disponibilité des journalistes pour répondre à toutes les questions. Il a commencé par reconnaître que le début des opérations au sein des nouveaux abattoirs a connu des problèmes. Ce qui est tout à fait normal pour ces locaux considérés comme une usine. Il y a toujours des petites entraves avant que le rythme ne prenne cours.
Le wali a présenté des excuses aux citoyens de Casablanca pour le désarroi qu’a connu le secteur des viandes rouges ces derniers jours tout en promettant que l’affaire serait réglée petit à petit. Pour ce qui est de la flambée des prix, ils devraient marquer une baisse dans les prochains jours à venir car les quantités d’abattage ont atteint les chiffres des anciens abattoirs. Autrement dit, les citoyens continueront de subir pendant encore un petit moment. « C’est la nature du travail qui nous a imposé certains dysfonctionnements, et bien que tous les problèmes ne soient pas encore réglés, l’équilibre du marché est en train de se faire. » a déclaré le Wali. Revenant sur la problématique de la taxe, Benhima a expliqué que « dans les anciens abattoirs les redevances payées par les chevillards n’incluaient pas les frais de l’abattage et du débarras ». En d’autres termes, le payage se faisait à deux reprises tandis que dans les nouveaux abattoirs, les chevillards ne payent qu’une seule fois. Et d’ajouter que « compte tenu des conditions sanitaires ces redevances peuvent s’avérer dérisoires avec le temps. Il reste seulement que les chevillards s’habituent à cette nouvelle structure.
Aujourd’hui on travaille dans la transparence. Notre objectif est de rompre avec la situation anarchique qui caractérisait les anciens abattoirs. Nous venons de nous débarrasser des lobbys de monopolisateurs. ». Plus encore, poursuit M.Benhima « Si l’on arrive à mettre un terme à l’abattage clandestin, tous les problèmes relatifs au marché des viandes rouges seraient résolus ». Nous disposons actuellement d’abattoirs modernes qui constitueront la base d’une restructuration de l’industrie des viandes. Cette restructuration ne va pas se faire d’une façon autoritaire et brutale, mais avec l’aide et la participation de tous les acteurs. Les moyens de transparence aidant, ajoute le wali, nous serons en mesure de venir à bout de cette concurrence déloyale à cause de l’abattage clandestin.
En répondant à une question sur le manque de communication de la part des services de la wilaya, M. Benhima n’a pas raté l’occasion de répliquer «Certaines critiques dans la presse ont été très grossières», avant de faire savoir qu’il est à la disponibilité des journalistes. Et d’ajouter que si ces derniers prennent compte de ses nombreux engagements, ils sauront qu’une large part de son emploi du temps est consacrée à la presse qu’il considère comme partenaire dans toutes les initiatives de modernisation de la capitale économique du royaume. En attendant que l’optimisme de M.Benhima aboutisse, les Casablancais mangeront la viande rouge à 80 dh le kilo.

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