Nouvelles comparutions

Une nouvelle liste comprenant les noms et photos de cinq nouveaux mis en cause, membres de la Salafia Jihadia, impliqués dans les attentats-suicide du 16 mai a été diffusée, mercredi soir, par les autorités publiques. Il s’agit de Abdelaziz Benyaich, Adil Fiach, alias Abdelali, Ahmed Berouine, alias Abou Tourab, Hicham Tamsamani, alias Rouaim et Mostafa Berkani, alias Laâmiri, dit Sebbagh. Les autorités publiques n’ont mentionné ni leur âge, ni leur rôle dans les attentats de Casablanca, ni leur tâche au sein de la Salafiya Jihadiya, ni leurs lieux d’activité. Elles se sont contentées de demander “à toute personne en possession d’informations ou en connaissance du lieu ou de l’endroit où pourraient se cacher les recherchés, d’en informer immédiatement les autorités administratives ou les postes des services de sécurité (Gendarmerie royale, Sûreté nationale) les plus proches“. Par ailleurs, le juge de la troisième chambre d’instruction près la Cour d’appel de Casablanca, Najem Bensami, a entamé, jeudi matin, l’instruction détaillée avec deux des candidats-kamikazes, à savoir Rachid Jalil, alias Abou Anas, soudeur, né en 1975 à Casablanca et Yassine Lahnech alias Abou Ibrahim, marchand ambulant, né en 1981 à Demnate. Le premier est l’un des quatorze kamikazes, qui s’apprêtait à se faire sauter par la bombe devant l’Alliance des Juifs Marocains à Casablanca. Seulement, la peur l’a empêché de passer à l’acte, surtout après qu’il ait entendu les explosions devant le restaurant italien Positano, non loin de l’Alliance. Le second est l’un des candidats-kamikazes qui se disait prêt à participer à des attentats-suicide dans d’autres villes marocaines. Les deux hommes étaient membres de la cellule de Abdelhak Bentassir alias Moule Sebbate, qualifié par le procureur général près la Cour d’appel de Casablanca, de coordinateur des attentats-suicide de Casablanca. Arrêté à Fès, Moul Sebbate serait décédé des suites d’une maladie chronique au cours de son transfert vers Casablanca. Sa dépouille mortelle a été remise, vendredi 5 juin, à sa famille qui s’est chargée de son enterrement, non à Fès, mais au cimetière Arrahma, à Casablanca. En revanche les restes des cadavres des 12 kamikazes qui se sont fait exploser dans les attentats-suicide sont toujours à la morgue de l’institut de médecine-légale de Casablanca. «Personne n’est venu ni les chercher, ni les réclamer pour les enterrer », a expliqué à ALM, Saïd Louahlia, médecin-chef de l’institut en question. Il a précisé qu’il faut «attendre trois mois pour avoir l’autorisation du procureur général de la Cour d’appel de Casablanca pour les enterrer sans attendre que leurs familles se manifestent… ». Concernant l’enquête judiciaire, un septième groupe de sept nouveaux mis en cause impliqués dans les attentats-suicide devait être traduit, jeudi soir, devant le procureur général près la Cour d’appel de Casablanca, apprend-on de sources concordantes. Ces mêmes sources ont précisé que le procureur général vient d’aviser le barreau de Casablanca pour que lui soit livrée la liste des avocats qui doivent assister les mis en cause. Les interpellations et les arrestations se poursuivent toujours au sein des adeptes des courants “takfiristes“ .

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