Omar Akouri : «Le ministre est sensibilisé à nos revendications»

ALM : Vous avez été invité récemment à une réunion avec le ministre de l’Agriculture et de la Pêche, qu’en est-il exactement ?
Omar Akouri : C’était une première prise de contact. Le ministre nous a demandé un peu plus de temps pour étudier amplement la situation du secteur. Toutefois, et avant même cette rencontre, il avait déjà pris connaissance du secteur et entamé certaines mesures à même de nous permettre d’aller de l’avant.

Quels sont les sujets qui ont été abordés lors de cette rencontre ?
Nous avons abordé le plan d’aménagement des pêches qui est un vaste chantier. Nous sommes actuellement, ministère et professionnels, en train de faire une évaluation de l’état d’avancement de la réalisation de ce plan. Entre-temps, le ministre a décidé d’entreprendre certaines mesures à caractère urgent et qui pourraient permettre de soulager les professionnels. Il est question de trouver des solutions adéquates pour faire face à l’actuelle conjoncture internationale. Aujourd’hui, le ministre est plus sensibilisé à nos revendications et se dit prêt à nous aider pour trouver des solutions durables aux difficultés que connaît le secteur de la pêche hauturière. Globalement, nous allons bien faire les choses, nous sommes optimistes. Et ce, d’autant que Aziz Akhannouch  connaît bien le monde des entreprises et celles de la pêche maritime en particulier. Nous allons nous revoir début janvier et lors de ce second rendez-vous, nous allons initier une réflexion profonde pour trouver des solutions pratiques à la situation du secteur.

Les débats ont été houleux, a-t-on appris, que s’est-il réellement passé?
Au contraire, globalement la rencontre s’est bien passée. Le ministre nous a longuement écouté. Certes il y a eu des « hors sujets », mais le ministre a pu savamment recentrer le débat sur le sujet principal. C’est le cas de Rachid Benkirane président de l’association de professionnels de la pêche hauturière, Apapham, qui a cette fâcheuse habitude de tout voir en noir, le ministre lui a donné suffisamment de temps pour s’exprimer et fini par le convaincre de se recentrer sur le sujet de rencontre qui est la situation du secteur de la pêche hauturière.
On ne pouvait pas aborder tous les problèmes en même temps. Chaque chose en son temps. Et le ministre a su gérer cet incident. Pour l’heure, chaque partie va se pencher sur le dossier de son côté. En janvier nous allons terminer l’évaluation de la mise en oeuvre du plan en vue d’en améliorer les différentes composantes. Il ne faut pas que certianes personnes nous détournent de nos objectifs.

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