Oujda : Le tissu associatif partenaire du développement

Oujda : Le tissu associatif partenaire du développement

La commission de partenariat et de relation extérieure de l’Espace de formation et d’animation du tissu associatif de la région de l’Oriental a organisé, samedi dernier, une journée de communication sur la contribution du tissu associatif dans le développement socio-économique. Une opportunité pour les partenaires de cette rencontre, à savoir l’Agence de l’Oriental et le Centre régional d’investissement, de présenter leurs différentes actions pour accompagner les stratégies de développement à visées économiques et sociales. Intervenant devant un auditoire constitué de représentants d’une soixantaine d’associations, Lakbir Hannou, directeur du pôle de développement local à l’Agence de l’Oriental, a expliqué que son organisme accorde un intérêt particulier aux petites entreprises créées dans le cadre des activités génératrices de revenus notamment pour la population rurale et les jeunes en quête de financement de leurs premiers projets. Une approche qui a abouti grâce à la collaboration de l’Agence avec des organismes concernés par le financement des projets, telles les associations relais de microcrédit ou les fondations bancaires. «Cette approche nous a permis de financer des projets à mesure de 80.000 DH», a précisé M. Hannou. La quote-part des fondations bancaires, qui peut atteindre 50 % du montant global du crédit, est soumise à intérêts que prévoit le règlement. La quote-part de l’Agence, qui est de l’ordre de 40 %, est accordée sans intérêts. Le bénéficiaire rembourse durant les 24 premiers mois la quote-part de la fondation de crédit et ce n’est qu’à partir du 25ème mois qu’il commence à verser ses redevances à l’Agence. Pour les activités génératrices de revenus, un montant de 30.000 DH, sans intérêts, est délivré aux porteurs de projets. Il est remboursable sur 36 mois. «Le remboursement se fait selon la nature du projet. Certains projets rentables n’ont que deux mois de grâce alors que ceux qui demandent plus de temps pour fructifier bénéficient d’une grâce de 12 mois», a conclu M. Hannou. De son côté, Tahar Saidi, du CRI, a expliqué que le centre qu’il représente a fait de l’accompagnement des projets initiés par les jeunes une de ses priorités notamment par le biais des conseils prodigués pour le montage financier et technique. «Les écouter, les informer et les accompagner pour les orienter vers des secteurs porteurs en adéquation avec les grands projets initiés au niveau de l’Oriental est un souci majeur pour le CRI», a indiqué M. Saidi. Il est à préciser, à ce propos, que le CRI opère aussi par déclinaison des stratégies nationales en matière de développement. C’est le cas pour le pôle Med Est qui est en phase d’apporter un plus économique à la région et qui peut être d’une grande utilité aux jeunes dans les différents secteurs innovants. De même, le guichet moukawalati essaie de donner une impulsion pour les projets des jeunes. «Ceci dit, les banques sont appelées à fournir plus d’efforts pour accompagner financièrement les projets des jeunes», a martelé M. Saidi. Et ce en réponse aux remarques formulées par plusieurs participants qui ont expliqué que le jeune est confronté à des procédures administratives qui entravent le montage financier de ses projets.

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