Ould Mohamed Vall candidat au scrutin du 18 juillet

Le colonel Ely Ould Mohamed Vall, ancien chef d’une junte (2005-2007) ayant remis le pouvoir au premier président démocratiquement élu en Mauritanie, a annoncé, samedi, à l’AFP sa candidature à l’élection présidentielle du 18 juillet dans ce pays. «Je suis candidat à la présidentielle», a-t-il déclaré, confirmant des déclarations de ses proches ces derniers jours.
Le colonel Vall a estimé que la période de transition qu’il a dirigée de 2005 à 2007 après un coup d’Etat militaire l’ayant conduit au pouvoir avait été une réussite. Mais, a-t-il ajouté, 15 mois après la remise du pouvoir au premier président démocratiquement élu du pays, Sidi Ould Cheikh Abdallahi, «il y a eu cet accident, ce coup d’Etat qui a provoqué une situation particulièrement dangereuse pour notre pays». «Ce putsch du 6 août 2008 qui a renversé M. Abdallahi, était inapproprié, inadéquat et n’avait aucune raison d’être», a-t-il dit. «Nous considérons que ce coup d’Etat était le coup d’Etat de trop». Refusant de parler de son cousin et ancien allié, le meneur du coup d’Etat du 6 août 2008, le général Mohamed Ould Abdel Aziz, avec qui il est réputé être brouillé, il a ajouté: «Ma candidature n’a pas le sens d’une candidature contre quiconque, contre l’ambition de quiconque, contre la personnalité de quiconque». «J’ai le plus grand parti politique du pays, ce sont tous les Mauritaniens», a-t-il poursuivi en réponse à une question portant sur le fait qu’il n’avait pas de parti. «Cela ne veut pas dire que je ne suis pas ouvert à tout autre parti politique, autre entité, quel que soit aujourd’hui son positionnement». «Si ce coup d’Etat n’était pas intervenu, probablement je ne me serais plus intéressé aux affaires publiques», a-t-il ajouté indiquant qu’il voulait désormais travailler à la construction d’un pays réconcilié, politiquement et économiquement viable et stable. Pour rappel, un accord crucial de sortie de crise en Mauritanie a été signé à Nouakchott, quasiment 10 mois après le coup d’Etat, mais la solennité de la cérémonie a été gâchée par les cris incessants des partisans du général ayant mené le putch. Cette signature concluait un processus de difficiles négociations menées à l’initiative du Sénégal voisin, sous l’égide de la communauté internationale. L’accord prévoit la démission volontaire du président renversé le 6 août 2008 par les militaires, Sidi Ould Cheikh Abdallahi, et la formation d’un gouvernement d’unité nationale.

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