Pacte des droits de l’enfant dans l’Islam : Des associations se mobilisent

Pacte des droits de l’enfant dans l’Islam : Des  associations  se mobilisent

L’adoption du Pacte des droits de l’enfant dans l’Islam a provoqué une levée de boucliers chez plusieurs associations. Pour rappel, le Conseil de gouvernement, réuni jeudi dernier, avait adopté le projet de loi n° 58.19 relatif au «Pacte des droits de l’enfant dans l’Islam», adopté lors de la 32ème session du Conseil des ministres des affaires étrangères des pays membres de l’Organisation de la conférence islamique (Organisation de la coopération islamique actuellement), tenue du 28 au 30 juin 2005 à Sanaa. Dès l’annonce de cette adoption, plusieurs associations se sont mobilisées. C’est le cas notamment de l’association Maroc des Lumières. Dans un communiqué, cette organisation «s’interroge aussi sur la pertinence du moment choisi par le gouvernement d’El Otmani, pour faire passer en douce ce Pacte de l’OCI, en pleine période estivale alors que tous les concernés, notamment les parlementaires, et les activistes de la société civile ne sont pas sur place!». La même source appelle dans le même document «à une mobilisation urgente de la société civile pour faire barrage à cette démarche irresponsable, au but «non avoué» par le gouvernement , et qui va à l’encontre des intérêts des familles et des enfants en particulier». L’association Bayt Al Hikma a également réagi après l’annonce de l’adoption de ce pacte.

«L’association exprime son indignation après cette action qui manque d’esprit participatif sachant que cette adoption est de nature à porter atteinte aux acquis accumulés par le Maroc dans le domaine de la protection de l’enfance à travers notamment l’adoption de la Convention relative aux droits de l’enfant des Nations Unies en tant que référence universelle en matière des droits des enfants sans oublier les protocoles l’accompagnant», a fait savoir l’association dans un communiqué. Il faut préciser que le Pacte des droits de l’enfant dans l’Islam avait été présenté par la secrétaire d’État auprès du ministre des affaires étrangères et de la coopération internationale. Dans une déclaration après le Conseil de gouvernement, le ministre délégué chargé des relations avec le Parlement et la société civile, porte-parole du gouvernement, Mustapha El Khalfi, avait affirmé que le Pacte «vise la concrétisation des finalités liées à la protection de la famille et au renforcement de son statut». Au cours du même point de presse, la même source avait indiqué que ce pacte a aussi pour objectif d’assurer une enfance saine et sûre, de généraliser l’accès gratuit à l’enseignement obligatoire et secondaire en faveur de tous les enfants, sans distinction de sexe, de couleur, de nationalité, de religion ou autres et de fournir les soins nécessaires aux enfants à besoins spécifiques. Pour ce dernier, le pacte impose également aux États membres de garantir aux enfants réfugiés (ou assimilés) la jouissance des droits énoncés dans le présent pacte dans le cadre de leur législation nationale en vigueur. Reste à connaître la position du gouvernement après la mobilisation de plusieurs associations. Affaire à suivre.

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