Palestine, la responsabilité de tous

La conférence internationale sur la protection des sanctuaires de l’islam et de la chrétienté en Palestine, tenue à Rabat sous le haut patronage de SM le Roi Mohammed VI, a clos ses travaux samedi en plaçant la communauté internationale, particulièrement les Etats membres permanents au conseil de sécurité, devant sa responsabilité de protection de ces sanctuaires.
La déclaration finale de la rencontre, initiée par l’Organisation islamique pour l’éducation, les sciences et la culture (ISESCO), rappelle les pactes internationaux, notamment les conventions de Genève et les résolutions de l’Unesco qui considèrent ces sanctuaires comme étant un patrimoine universel, dont la protection contre l’agression, la destruction, l’outrage et la déformation constitue une responsabilité qui incombe à l’ensemble de la communauté internationale.
Le document pointe l’Etat d’Israel considéré comme étant «entièrement responsable» devant la communauté internationale de l’agression militaire «contre le peuple palestinien dans toutes ses composantes islamiques et chrétiennes».
Il attire également l’attention sur «la politique de judaïsation menée en toute arrogance et visant la mystification de l’histoire palestinienne, la continuation de l’altération des vérités et documents historiques palestiniens, la spoliation des objets des musées palestiniens pour les transférer vers Israël et l’appropriation par Israël des sites et monuments historiques». Les participants se sont également élevés contre les pratiques militaires israéliennes, y compris les travaux de fouille et de prospection les territoires palestiniens, qui constituent «des risques de destruction, de démolition et d’altération de leurs propriétés, de défiguration de leurs composantes, de violation de leur caractère sacré et d’outrage aux valeurs qu’ils représentent», citant à cet égard la mosquée d’Al-Aqsa, le Dôme du rocher, la mosquée Omar à Al-Qods, la mosquée d’Hébron, l’Eglise de la résurrection à Al-Qods, la basilique de la nativité à Bethlehem, ainsi que les autres sanctuaires de l’islam et de la chrétienté en Palestine. Ces exactions, affirment les participants, constituent, au vu de toutes les normes d’ordre juridique, historique et éthique, «des crimes bravant la législation et la légalité internationales», dont les résolutions du conseil de sécurité et de l’assemblée générale des Nations unies, ainsi que les conférences internationales similaires, comme l’assemblée générale de l’Unesco, et «constituent des crimes contre l’humanité en général».
Face à cela, la conférence a mis l’accent sur la nécessité d’engager des actions à l’échelle internationale, visant la sauvegarde des sanctuaires de l’islam et de la chrétienté en Palestine, en exerçant des pressions sur Israël pour retirer ses forces de tous les territoires palestiniens, y compris Al-Qods al-charif et jusqu’aux frontières d’avant le 6 juin 1967.
Ces pressions, recommandent les participants, devront être accompagnées de l’organisation d’activités médiatiques pour faire connaître Al-Qods Al-Charif dans certaines capitales occidentales et la publication d’un livre blanc sur les sanctuaires de l’islam et de la chrétienté dans la ville sainte.

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