Parc naturel à Ifrane

C’est la signature de la convention de financement le 28 nove-mbre 2001 qui a donné le coup d’envoi à cet ambitieux projet. D’une enveloppe budgétaire qui avoisine les 18 millions de dirhams, la réalisation du parc devrait s’étaler sur cinq ans.
La contribution française s’élève à plus de 18 millions de Dh financés respectivement par le Fonds français pour l’environnement mondial (10 millions de Dh) et l’Agence française pour le développement (4,457 000 h). La contribution de l’Etat marocain, elle, est de 3.231.000 Dh. Sauvegarde de l’environnement et développement régional durable sont les principaux objectifs de cette entreprise. Avec la relance de l’éco-tourisme comme toile de fond, le choix du site ne relève pas du hasard. La région constitue en effet un milieu favorable pour la reprise du tourisme de montagne : une des meilleures cédraies, une faune exceptionnellement riche : 127 espèces d’oiseux, 33 espèces de reptiles, 37 espèces de mammifères et une importante population de singes de berbérie au monde (31%). L’innovation du projet réside dans l’approche participative adoptée par ses initiateurs. Deux ans de concertation avec les représentants des populations ont précédé le lancement des travaux.
Notamment en ce qui concerne l’organisation et l’amélioration des parcours. Ces derniers représentent en effet 44% de la superficie globale du parc qui avoisine les 53 800 Ha dans un périmètre de 150 Km. À ce niveau, le parc participera ainsi à mettre fin à l’anarchie qui règne dans les parcours et le domaine d’élevage. À moyen terme, l’objectif réside dans la protection et la conservation des écosystèmes forestiers.
Principalement la céd-raie, dont la régression prend une ampleur inquiétante. Et pour cause. Considéré comme un patrimoine naturel mondial, le cèdre de l’Atlas (10 % de la superficie mondiale) subit depuis quelques années de graves atteintes : surexploitation, coupes délictueuses, corruption, échec des régénérations, incendies, sécheresses, attaques de singes et parasitaires…
Dans la pratique, une série de mesures sont programmées pour stimuler le tourisme vert. En premier lieu, la création d’un parc naturel. Objectif : sensibiliser les visiteurs aux questions de l’environnement. Ce parc va permettre à ses visiteurs de voir de plus près une population animale autochtone aussi riche que variée: mouflons, gazelles, sangliers…
Outre un centre d’accueil, le parc comprendra des espaces de détente et de loisirs. Autre innovation : la réintroduction de plusieurs espèces disparues. On parle déjà du retour de la panthère et des lions de l’Atlas. Les vrais, s’il vous plaît !

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