Partenariat entre l’Intérieur, le CCDH et l’IRCAM

Partenariat entre l’Intérieur, le CCDH et l’IRCAM

Deux conventions de partenariat ont été signées, mardi 23 décembre, à Rabat, en marge d’une journée d’étude organisée par le ministère de l’Intérieur et le CCDH.
La première convention, signée par le ministre de l’Intérieur, Chakib Benmoussa et le président du CCDH, Ahmed Herzenni, porte sur le renforcement de la coopération dans le domaine de la réparation communautaire, la préservation de la mémoire dans le cadre de la mise à niveau des régions concernées en application des recommandations de l’Instance Equité et Réconciliation (IER). Cette convention permettra de porter de 8 à 11 le nombre des régions concernées. La célébration par le Maroc du 60ème anniversaire de la déclaration universelle des Droits de l’Homme «n’est pas uniquement un moment à caractère festif, mais également une occasion de relever les défis, faire des droits humains une réalité palpable et combler le vide entre les promesses de la Déclaration universelle et notre action en tant que partie prenante à la promotion de ces droits», a affirmé le ministre de l’Intérieur, Chakib Benmoussa.  Selon le ministre, les pouvoirs publics veillent «à développer une nouvelle conception du discours et de la pratique afin que l’exercice des libertés et leur élargissement ne compromettent pas le processus démocratique initié par le Maroc pour réaliser l’harmonie sociale et consacrer les valeurs humaines nobles, notamment la sûreté et la sécurité».
Les attentes des citoyens dans ce domaine ont notamment trait à leur protection, à la préservation de leurs biens et à la garantie de la stabilité, garants de développement durable, a-t-il insisté, soulignant qu’il ne peut y avoir de développement sans démocratie et de démocratie sans respect des droits humains.
De son côté, le président du Conseil consultatif des droits de l’Homme (CCDH), Ahmed Herzenni, s’est félicité de l’étroite collaboration entre le Conseil, le ministère de l’Intérieur et l’appareil sécuritaire dans le cadre de la mise en œuvre des recommandations de l’Instance Equité et Réconciliation (IER). La coopération porte notamment sur les plaintes des citoyens, la formation et l’éducation aux droits humains, la réparation communautaire, le programme de préservation de la mémoire, la réhabilitation des régions concernées et la bonne gouvernance sécuritaire, a-t-il précisé. La seconde convention, signée par le ministre de l’Intérieur et le recteur de l’IRCAM, Ahmed Boukous, concerne l’enseignement de la langue amazighe à l’Institut royal de l’administration territoriale pour permettre aux fonctionnaires du ministère de l’Intérieur chargés des affaires juridiques de mieux communiquer avec les citoyens parlant principalement l’amazigh.
Pour sa part, le recteur de l’Institut royal de la culture amazighe (IRCAM), Ahmed Boukous, a mis en exergue l’importance de l’instauration d’un partenariat efficace entre l’IRCAM et le ministère de l’Intérieur pour réussir l’intégration de la langue et de la culture amazighes dans les programmes de formation des cadres du ministère de l’Intérieur. «Cette coopération permettra sans aucun doute, a assuré M. Boukous, de faire bénéficier ces cadres des connaissances et compétences importantes qui s’inscrivent dans le cadre de leurs fonctions».

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