Pas de sanctions contre les deux soldats norvégiens impliqués dans l’exfiltration

Pas de sanctions contre les deux soldats norvégiens impliqués dans l’exfiltration

Deux soldats norvégiens, impliqués «sur leur temps libre» dans l’exfiltration du Maroc des deux enfants de l’ancien champion olympique marocain Khalid Skah, ne subiront pas de sanctions hiérarchiques, a annoncé, lundi 15 février, l’armée norvégienne. La Norvège reconnaît avoir temporairement accueilli «à leur demande» les enfants dans la résidence de l’ambassadeur, jugeant que leur sécurité était menacée, mais nie toute implication dans leur sortie du territoire. Celle-ci a été organisée par l’ex-épouse de M. Skah, Anne Cecilie Hopstock, qui a eu recours à un ex-policier norvégien et deux membres des forces spéciales, agissant «sur leur temps libre». «Nous avons conclu que techniquement, leur geste n’enfreint ni la loi pénale militaire, ni les directives en vigueur et n’avons par conséquent pas entamé de procédure disciplinaire contre les deux commandos Marine», a déclaré l’inspecteur général de la Marine, le contre-amiral Haakon Bruun-Hanssen. Ce dernier ajoute dans un communiqué que : «Au-delà de cette décision, je leur ai expliqué de manière explicite où l’on trace la ligne entre ce qui est acceptable et ce qui ne l’est pas».  La ministre norvégienne de la Défense, Grete Faremo, avait indiqué le 1er février que l’implication des militaires était inacceptable. Le ministère planche maintenant sur une clarification du règlement. Pour rappel, le gouvernement marocain a invité les autorités norvégiennes qui ont reconnu ouvertement l’implication de leur ambassade à Rabat, dans l’enlèvement des enfants de Khalid Skah, à prendre toutes leurs responsabilités dans cette affaire. «La version de l’implication de l’ambassade de Norvège, qui a été dès le départ soutenue par les autorités marocaines, vient d’être reconnue, sans équivoque, par Ragnhild Imerslund, porte-parole du ministère norvégien des Affaires étrangères», a précisé un communiqué du ministère des Affaires étrangères rendu public le 2 février.

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