Pays-Bas : Le «bourreau de la Hesbaye» terrorise le Limbourg

Le «bourreau de la Hesbaye», comme il a été baptisé, provoque l’angoisse des propriétaires de chevaux, qui sont sur le qui-vive. La police a engagé un expert pour élucider cette affaire, mais pour l’instant, le mystère demeure. Les faits se sont tous produits dans le triangle Zepperen (Saint-Trond), Ulbeek (Wellen) et Hoepertingen (Borgloon), dans le Sud-Limbourg. Depuis le 21 avril dernier, sept équidés ont été sauvagement agressés. Benny Reenaerts, le chef de police local, en a fait sa priorité absolue. Pour cela, il a fait appel au spécialiste Michel Follon, un enquêteur dont la réputation n’est plus à faire. «Au cours de ma carrière, j’ai rencontré des assassins, fait avouer des violeurs, été confronté à beaucoup de misère, mais cette affaire est unique. Celui qui commet de tels faits est vraiment cinglé», commente-t-il dans Het Laatste Nieuws. Les faits découverts les récentes semaines sont atroces et témoignent d’une bestialité inouïe. «Il y a quinze jours, on a découvert un poulain à l’agonie dans une prairie à Wellen. Sa patte avant-gauche avait été sectionnée à l’aide d’une hache. Des morceaux d’os ont été retrouvés dans l’herbe. L’animal a dû être euthanasié», raconte Michel Follon à nos collègues de HLN. D’autres chevaux ont été égorgés, éventrés ou empoisonnés. «Nous n’avons pas le moindre point de départ. Agit-il seul ou sont-ils plusieurs? Y a-t-il un mobile? A priori, les propriétaires infortunés n’ont rien à voir les uns avec les autres. Pas question de vengeance donc, mais des proies choisies au hasard. Souvent, les prairies étaient facilement accessibles. Aucun témoin n’a aperçu de voiture dans les parages. Se déplace-t-il à pied, à vélo ou mobylette?», s’interroge-t-il. Lors d’une récente agression, l’auteur présumé des faits aurait reçu un coup de sabot violent. C’est l’hypothèse de la police vu les traces de sang humain retrouvées sur son «chemin de fuite».
«Nous avons dressé le profil du suspect. Il s’agirait d’un jeune homme, la vingtaine ou la trentaine, qui ne se déplacerait pas en voiture. Il est doté d’une grande force. Peut-être un pensionnaire d’un institut psychiatrique de la région? Nous explorons toutes les pistes», conclut Follon.

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