Pédagogie : Mesure et développement de l’intelligence de l’enfant

Pédagogie : Mesure et développement de l’intelligence de l’enfant

L’intelligence est souvent définie comme l’ensemble des facultés mentales facilitant la compréhension et l’interprétation des faits. Elle procure une grande capacité d’adaptation aux différentes situations et de surcroît engendre des raisonnements complexes corroborés par des compétences conceptuelles et rationnelles. Aussi, plusieurs pédagogues la définissent comme étant une prédisposition à l’apprentissage, alors que d’autres la considèrent comme réflexion abstraite qu’on ne peut palper. Pour Alfred Binet, elle est définie comme étant la capacité du bon jugement qui comprend quatre éléments principaux: la possibilité d’orienter et de consolider la réflexion dans un sens précis, la compréhension et la créativité, la critique des idées et leurs évaluations, ainsi que la forte capacité d’adaptation. Ceci dit, l’intelligence ne peut être mesurée que par ses effets. Ainsi, on s’est intéressé à la compréhension de ces effets d’une façon plus ou moins claire pour pouvoir les évaluer, les mesurer et les comparer avec d’autres niveaux d’intelligences. C’est pourquoi on a considéré que l’intelligence peut être définie comme : «le saut de l’esprit qui aide à comprendre les choses afin de les analyser, les assimiler et les mémoriser  pour engendrer une créativité. Tout cela se fait d’une façon régulière et avec un degré élevé de précision dans un court  laps de temps». Le livre que le professeur  et chercheur Okacha Diyer vient d’éditer s’inscrit dans cette optique. «Mesure et développement de l’intelligence de l’enfant : étude pratique pour la mesure et le développement de l’intelligence des enfants et des adolescents». C’est un livre de 247 pages qui met en évidence des intelligences multiples en les quantifiant aux activités qui mettent l’enfant en des situations précises pour qu’il se mette en évidence. De fait, l’enfant, en quête d’intelligence avancée, est testé sur un ensemble de domaines et doit réaliser des habiletés créatives multiples. Lesquelles inventivités seront répertoriées sur une grille spécifique élaborée à cette fin. A partir des performances réalisées par l’enfant, le résultat obtenu sera placé dans un intervalle de 10 points oscillant entre moins 45 et plus 45 et couvrant neuf domaines d’intelligence. C’est le cas pour la moyenne d’intelligence artistique, l’intelligence logique et mathématique, ainsi que  l’intelligence des potentialités.  L’auteur du livre sectionne l’intelligence artistique en trois catégories se rapportant aux domaines actanciels, graphiques et musicaux. De son côté, l’intelligence des potentialités développe des réflexes se rapportant aux domaines spatiaux, linguistiques, interactifs,  psychologiques,  psychomoteurs et d’existence. Quant à l’intelligence logique, elle se réfère aux multiples aptitudes et capacités d’analyse mathématique. À partir des données regroupées et des performances réalisées lors des différents tests d’aptitudes, l’enfant sera casé dans un intervalle de référence sur une grille finale qui regroupe l’ensemble des activités réalisées et qui porte le nom de son auteur, à savoir «La grille Okacha Diyer». Un tel travail au préalable conduit à connaître le type d’intelligence le plus élevé chez l’enfant et par la suite synchroniser l’ensemble des efforts déployés par les différents  intervenants pédagogiques dans le sens de l’accentuation de l’intelligence requise. Cela contribuera, en amont, à l’amélioration des autres types d’intelligence. Le but de ce travail, comme l’a expliqué M. Diyer au magazine pédagogique, est de créer les conditions  propices pour mettre en évidence les tendances inhérentes à chaque individu et de les exploiter à bon escient. Ainsi  former un mathématicien spécialiste, un peintre à fortes affinités artistiques et créatives, un musicien maîtrisant à une  perfection élevée son domaine ou un comédien à mesure d’agencer différentes expressions corporelles, mimiques et affectives, obéit à des règles scientifiques. Et dans le but de tirer un meilleur profit de cette nouvelle méthode de mesure et de développement de l’intelligence, l’auteur propose un cahier spécial de suivi depuis l’école maternelle jusqu’au baccalauréat : «Dans ce cahier on spécifie le degré de performance pour chaque type d’intelligence ainsi que les progressions réalisées le long du cursus scolaire. Dans le cas échéant pour des enfants enregistrant des retards manifestes, le résultat réalisé sur ce cahier et sur la grille aidera les enseignants et parents à cerner avec exactitude la cause du retard enregistré», précise M. Diyer.

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