Peine capitale : Les initiatives du Maroc évoquées à Paris

Le 3ème congrès mondial contre la peine de mort, organisé du 1er au 3 février à Paris, a salué les initiatives prises au Maroc en faveur de l’abolition de la peine capitale, se félicitant de la participation à ce forum d’un grand nombre d’abolitionnistes des pays d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient.
«Nous saluons particulièrement les initiatives prises au Maroc en faveur de l’abolition (…) et nous nous félicitons de la présence à Paris d’un grand nombre d’abolitionnistes des pays d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient et de leurs efforts pour créer des coalitions nationales, sous-régionales et régionales», lit-on dans la Déclaration finale du congrès publiée samedi dernier à Paris.
La Déclaration finale demande également à tous les pays d’abolir la peine de mort et de ratifier les traités universels et régionaux abolitionnistes, notamment le deuxième protocole facultatif au Pacte international relatif aux droits civils et politiques des Nations Unies.
Elle adresse, en outre, un appel solennel à tous les Etats du monde à arrêter immédiatement toute exécution et invite les Etats membres des Nations Unies à faire le nécessaire pour assurer l’adoption d’une résolution par l’Assemblée générale appelant à un moratoire immédiat et universel des condamnations à mort et des exécutions.
Le congrès appelle, par ailleurs, les citoyens du monde entier à signer la pétition lancée par la Communauté Sant’ Egidio, et soutenue par la Coalition mondiale contre la peine de mort, qui a déjà rassemblé plus de cinq millions de signatures en faveur d’un moratoire mondial des exécutions.
Saluant la présence à Paris d’abolitionnistes chinois, le congrès de Paris appelle le gouvernement chinois dans la perspective des Jeux Olympiques de Pékin en 2008 et de l’exposition universelle de Shanghai en 2010, à un moratoire immédiat sur les exécutions ayant pour objectif l’abolition progressive de la peine de mort.
 Tout en se félicitant du recul de la peine de mort depuis le deuxième congrès contre la peine capitale organisé à Montréal en 2004, le congrès de Paris regrette cependant qu’en même temps, certains pays aient repris les exécutions après des moratoires prolongés.
 

 
   

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