Permis de résidence contre pateras

Permis de résidence contre pateras

Quelque 35.755 ressortissants. Tel est le nombre global des Marocains qui ont réussi à décrocher le tant convoité permis de résidence en Espagne. Ceci, tout au long des cinq dernières années et via la procédure du regroupement familial. Communiqué par la MAP, qui cite le ministère espagnol du Travail, ce nombre est établi sur un total de 158.060 immigrés qui ont obtenu la résidence via ce procédé. Les Marocains viennent ainsi en tête, suivis des Equatoriens, des Colombiens, des Chinois et des Péruviens.
Tournant au ralenti, avec pas plus de 7 autorisations concédées en 2000, ce nombre est passé à 13.810 en 2002. En 2004, ce sont 103.998 immigrés qui ont pu obtenir le permis de résidence grâce à ce procédé. Un chiffre appelé à augmenter davantage durant les prochaines années.
Au 1er janvier 2005, le nombre de Marocains légalement établis en Espagne a atteint 386.958 personnes, dont 36,16% sont des femmes. La moyenne d’âge des membres de la communauté est de 28 ans. Les Marocains ne disposant pas de permis de résidence sont de l’ordre de 100.000. Mais bon nombre d’entre eux peut  prétendre à la régularisation. Ceci dans le cadre du processus de normalisation des travailleurs qui se poursuit jusqu’au 7 mai  prochain.
Parallèlement à cet effort de répondre au plus grand nombre de demandes de régularisation, la lutte contre l’immigration, elle, s’intensifie, à travers une étroite collaboration avec le Maroc. Durant l’année 2004, les tentatives d’immigration clandestine vers l’Espagne  ont diminué de 18%. Cette baisse a été de 26 % pour l’Andalousie et de 74 % pour la région de Cadix. « Les relations établies avec le Maroc ont commencé à donner leurs fruits ». La phrase est de Consuelo Rumi, la secrétaire d’Etat espagnole à l’Immigration, qui a fait état des chiffres précités. La responsable a affirmé dans ce sens que les bonnes relations avec le Maroc et le fonctionnement efficient du Système intégré de surveillance extérieure (SIVE), qui détecte 99 % des tentatives de traversée à bord de pateras, ont permis cette baisse. C’était lors d’une réunion mardi 28 mars à Cadix avec des volontaires de la Croix Rouge.
« Le Maroc assume ses responsabilités quant au rapatriement des immigrants clandestins arrêtés en Espagne », s’est félicitée la responsable espagnole, saluant les  actions entreprises par les autorités marocaines dans la lutte contre l’immigration clandestine.
Mais le modus operandi des mafias de l’immigration clandestine a bien évolué. Le recours à d’autres techniques,  comme les «bateaux négriers », fait craindre une reprise de l’immigration clandestine. Il s’agit des navires cargo affrétés pour le transport d’un grand nombre de clandestins. Le 5 février dernier, la Garde civile espagnole a intercepté au large de l’île de Tenerife un grand «bateau négrier» qui tentait de débarquer des clandestins sur les Iles Canaries. «Olomne», un navire de pêche obsolète qui transportait 227 clandestins subsahariens qui ont embarqué sur la côte ouest-africaine. La responsable espagnole a indiqué que son pays compte demander l’aide de l’Union européenne et de divers autres organismes internationaux pour éviter que l’Espagne ne soit envahie par phénomène.

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