PJD : Petits pas deviendront grands

Le parti avait obtenu 42 sièges sur les 325 que compose la Chambre des représentants, lors des élections législatives de septembre 2002. Cette percée était réalisée malgré la faible participation du parti islamiste (seulement 52 % contre 58,83 % en 1997). Ce score a été une grande surprise, vu que le parti multiplié par trois le nombre de sièges qu’il avait obtenus en 1997.
Malgré les critiques qui ont été faites au parti suite aux attentats du 16 mai, les islamistes avaient réussi leur pari. Plusieurs personnes avaient accusé le parti d’être moralement responsable de cette tragédie.
La meilleure illustration de leur réussite était la ville de Casablanca, la première ville du pays.
Dans les huit arrondissements (sur seize) où ils présentaient des candidats, ils sont arrivés en tête. S’ils avaient choisi d’être présents dans tous les arrondissements, la première ville du Royaume serait aujourd’hui dominée par le PJD. Ce dernier devance également ses adversaires à Meknès, Kénitra, et améliore ses positions à Rabat. Les dirigeants du parti avaient réduit leurs ambitions et soigneusement "ciblé" leur présence. Absents dans les zones rurales, les PDJistes ont privilégié une poignée de villes moyennes et quelques arrondissements dans les grandes métropoles. À Tanger, ville qui leur est acquise, ainsi qu’à Agadir, ils étaient totalement absents.
Une des particularités à retenir du parti, c’est la participation féminine. Le PJD a, en effet, une forte participation de femmes comparée à d’autres partis. Elles sont aujourd’hui six à siéger au Parlement. Quatre sont passées dans la liste nationale et deux dans les circonscriptions électorales.
Parmi ces femmes, il y a Soumaya Benkhaldoune qui est actuellement présidente de la Commission des affaires étrangères et de la défense. C’est une première au Maroc, vu que dans l’histoire du Parlement marocain, jamais une femme n’a été présidente d’une commission auparavant.
Le PJD est crée en 1996 quand un groupe de cadres du "Mouvement de l’Unité et de la Réforme" a rejoint "le Mouvement Populaire constitutionnel et Démocratique". Il a oeuvré depuis lors à modifier certaines positions et orientations du parti lors de son congrès extraordinaire en 1996 le conduisant, au cours de la même année, à changer de nom pour devenir le Parti de la Justice et du Développement.

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