Plages non conformes

C’est la période des vacances. Toutes les plages connaissent en cette période une grande affluence des estivants. La transhumance estivale s’est profondément ancrée dans les traditions de la société et la ruée vers l’air frais, loin de la pollution, s’apparente pour la majorité de la population à un acquis de la modernité. Le soleil et la bonne humeur sont au rendez-vous. Au début de la saison estivale, la question relative à l’hygiène des plages et l’état de leurs infrastructures refait surface. Chaque année, le tableau de la qualité de l’ensemble des stations balnéaires, couvrant le littoral national, qui s’étend sur la façade atlantique de Tanger à Lagouira, 3.000 kilomètres et sur la façade méditerranéenne de Tanger à Saïdia, 500 kilomètres, est actualisé. Cette année, le département chargé de l’Environnement présentera, mardi prochain, le rapport national relatif à la propreté des plages, quelques jours après l’ouverture de la saison estivale.
L’année dernière, un travail a été mené conjointement entre le ministère de l’Aménagement du territoire, de l’Urbanisme, de l’Habitat et de l’Environnement et le ministère de l’Equipement avec la collaboration de la Fondation Mohammed VI pour la protection de l’environnement, sur les principales plages du Maroc. Les campagnes de mesures et d’analyses, réalisées par le Laboratoire public d’essais et d’études (LPEE) par l’intermédiaire du Centre d’études et de recherche de l’environnement et de la pollution (CEREP) ont concerné 21 wilayas et provinces. Selon le rapport national, relatif à l’hygiène des plages, le taux de conformité pour la baignade des stations balnéaires est resté relativement stable entre la saison 2001/2002 et 2000-2001. Sur 307 stations ayant été dépistées, 221, soit 72 %, sont déclarées «de qualité micro-biologique conforme aux exigences réglementaires pour la baignade».
Exigences qui répondent à la norme marocaine qui respecte les directives de l’Organisation mondiale de santé (OMS). L’opération consiste à prélever des échantillons et à effectuer des analyses physico-chimiques et bactériologiques sur les eaux des baignades. Le rapport, qui est le résultat d’une campagne de surveillance de la qualité micro-biologique des eaux de baignade, a montré que 86 stations balnéaires, dont certaines sont très fréquentées, ont été classées réfractaires aux exigences hygiéniques. Une situation que les auteurs du rapport impute à «l’influence des rejets d’eaux usées ou d’une forte affluence des baigneurs dans l’insuffisance de l’infrastructure».
Il est à souligner que chaque année la Fondation Mohammed VI pour la protection de l’environnement, sous la présidence effective de SAR la Princesse Lalla Hasna, organise l’opération «Plages propres». Plusieurs composantes de la société civile et des organismes publics s’impliquent dans cette action environnementale pour concrétiser leur engagement volontariste pour la protection de l’environnement. La Fondation lance également des actions ponctuelles pour la propreté des villes et des plages, l’aménagement d’espaces verts ou autres opérations visant à améliorer l’environnement quotidien des citoyens.

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *