Plan quinquennal pour l’ADS

Plan quinquennal pour l’ADS

Le Conseil d’administration de l’Agence de développement social (ADS), qui s’est tenu le 18 janvier, a approuvé la stratégie de développement de l’Agence pour la période allant de 2005 à 2010. Ainsi, la nouvelle stratégie de l’Agence repose sur cinq axes principaux.
L’ADS, dirigée par Najib Guédira, propose d’adopter une approche basée sur le ciblage territorial, en plus de celle « impulsée par la demande ». Ce ciblage, qui a été testé en 2004, sera systématisé à partir de 2005. Il se fera d’abord au niveau national par la sélection de régions prioritaires, puis au niveau régional par le choix de provinces cibles et enfin au niveau provincial par la désignation des communes prioritaires. Aussi, ces choix seront bien évidemment discutés avec les acteurs locaux (élus, autorités, associations…). Parmi les résultats escomptés à travers cette approche, l’ADS cite une adéquation avec les objectifs gouvernementaux et une rationalisation des ressources humaines et financières.
A cause de la lourdeur qui caractérise la coopérations entre l’ADS et les collectivités locales, l’agence a entamé une réflexion avec la Direction générale des collectivités locales (DGCL) du ministère de l’Intérieur.
Le but est de mettre en place des mécanismes les mieux adaptés pour renforcer ce partenariat. Résultat: il a été convenu de créer un cadre de partenariat contractuel concrétisé par la création de Fonds de développement local (FDL) au niveau régional, provincial et communal.
Troisième chantier: lutter contre la pauvreté dans le milieu urbain. Et pour cause, 76% de l’action de l’ADS se déroule, aujourd’hui, en milieu rural. L’ADS veut donc rétablir un certain équilibre entre ces deux mondes. C’est ainsi que, par exemple, l’Agence est en train d’identifier et de former des jeunes, issus de quartiers populaires des grandes villes, aux tâches d’agents de développement et de « médiateurs sociaux » dans le milieu urbain.
Le quatrième axe dans la stratégie de l’ADS, consiste à renforcer les capacités des acteurs locaux. En termes clairs, il s’agit de former les élus, les responsables associatifs et la création de pôles de compétences régionales et des observatoires du développement local.
Enfin, et c’est le dernier axe de la stratégie de l’ADS, dans le domaine des activités génératrices de revenus et d’emplois, l’agence apporte son soutien financier et technique à des petits projets tels que l’aménagement de petits périmètres irrigués, la promotion de petites activités agricoles et artisanales, le développement du tourisme rural, l’appui à la pêche artisanale. Mais elle finance aussi des projets de formation professionnelle, étroitement liés aux besoins du marché du travail.
Compte tenu de l’importance que les pouvoirs publics accordent à la promotion de la croissance économique et de la lutte contre le chômage, l’agence va renforcer ses interventions dans ce domaine notamment en milieu urbain. Son objectif sera, en 2005, de consacrer la moitié des crédits nouveaux à ces projets.
Depuis le lancement de ses activités en 2001, l’Agence a reçu plus de 2.000 demandes de financement. A ce portefeuille actif, il faut ajouter 47 programmes dont la durée est étalée sur des périodes allant de deux à cinq ans.
Justement, dans le cadre du renforcement du partenariat avec son environnement stratégique, l’Agence a signé, durant l’année 2004, plusieurs accords avec des institutions nationales et internationales. C’est le cas d’une convention avec l’Office national de l’eau potable (ONEP) pour la réalisation de projets d’alimentation en eau potable de douars dans la région de l’Atlas. En mai 2004, l’ADS a signé une convention de partenariat et de coopération entre la région de Marrakech-Tensift-Al Haouz, le ministère de l’Emploi et le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD). Cette convention, d’un montant d’environ 24 millions de DH, vise la mise en place d’un Fonds régional pour la promotion de l’emploi (FREPE). Le Conseil régional a débloqué 10 millions de DH, le ministère 5 millions de DH, l’ADS 5 millions de DH et le PNUD 400.000 dollars.
En somme, l’ADS a réussi là où bon nombre d’acteurs sociaux (étatiques et privés) ont échoué: la conciliation entre les contraintes politiques (programmes gouvernementaux, choix politiques, …), d’une part, et les soucis d’efficacité (lutte contre la pauvreté, promotion sociale…).

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