Planification familiale : La contraception moderne gagne du terrain au Maroc

Planification familiale : La contraception moderne gagne du terrain au Maroc

Le Maroc compte plus de célibataires. Le taux de célibat définitif (personne ayant toujours été célibataire) chez les hommes est passé de 2,9% en 1994 à 5,1% en 2014 au niveau national. Chez les femmes, la hausse a été plus importante (0,8% en 1994 à 6,7% en 20 14).

Les indicateurs de planification familiale sont en progression. C’est ce qui ressort du bilan présenté, mercredi à Rabat, par le Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA) et le ministère de la santé à l’occasion de la journée mondiale de la population. Ainsi, le FNUAP a relevé que les Marocains ont de plus en plus recours aux méthodes contraceptives modernes avec un taux qui s’élève à 56,7%. Le recours à la pilule reste dominant par rapport aux autres moyens de contraception. Il faut souligner que le taux de prévalence contraceptive chez les femmes mariées de 15 à 49 ans a atteint les 67,4% alors que ce taux ne dépassait pas les 19% en 1980. Cette dynamique de la planification familiale a induit des effets positifs notamment sur la mortalité maternelle. A ce sujet, le directeur de la direction de la population au ministère de la santé, Khalid Lahlou, a indiqué que le ratio de mortalité maternelle a diminué de près de 78% en 25 ans, passant de 332 décès maternels pour 100.000 naissances vivantes en 1992 à 72,6 décès pour 100.000 naissances vivantes en 2017. Le taux de mortalité infanto-juvénile, est, quant à lui, passé de 84 en 1992 à 30 pour 1.000 naissances vivantes en 2011. La tendance des indicateurs tend vers une baisse encore plus significative à la fin de 2017.En dépit de ces chiffres encourageants, la directrice Pays du Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA), Bérangère Boell-Yousfi a signalé qu’une femme enceinte sur 4 n’a pas désiré sa grossesse ou aurait souhaité la retarder et que 73% des décès maternels étaient évitables. Outre la réduction de la mortalité infantile et maternelle et la hausse de la prévalence contraceptive, la fécondité a enregistré une baisse notable. Ainsi, l’indice synthétique de fécondité (nombre d’enfants par femme) est passé de 2,6 en 2011 à 2,21 en 2014. Cette situation s’explique par le recul de l’âge de mariage qui est passé de 17,5 ans pour la femme dans les années 60 à 25,8 ans en 2014. En revanche, Le Maroc compte plus de célibataires. Le taux de célibat définitif (personne ayant toujours été célibataire) chez les hommes est passé de 2,9% en 1994 à 5,1% en 2014 au niveau national. Chez les femmes, la hausse a été plus importante (0,8% en 1994 à 6,7% en 20 14).

Pourquoi faut-il investir dans la planification familiale ?

Le FNUAP estime que la planification familiale est cruciale pour l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes mais elle constitue  également  un facteur de réduction de la pauvreté et de la réalisation de l’Agenda 2030. Les femmes qui choisissent la planification familiale ont un meilleur état de santé et font face à un risque plus faible de décès maternel. Les enfants nés de femmes qui espacent leurs grossesses ont tendance à être en meilleur santé et avec un moindre risque de décès au cours de leurs cinq premières années. L’organisme onusien relève également que les femmes ayant des choix et une meilleure santé reproductive sont mieux habilitées à chercher et à conserver de meilleurs emplois et à contribuer davantage à la prospérité de leurs familles et de leurs pays. Leurs familles ont de meilleures situations financières et leurs enfants reçoivent une meilleure éducation, aidant à déclencher un cycle de prospérité pour les générations futures. Cela produit des dividendes   démographiques et améliore la prospérité mondiale. Rappelons que le Fonds des Nations Unies pour la population appuie le ministère de la santé   dans l’élaboration des politiques et programmes de planification familiale, l’approvisionnement de contraceptifs de qualité, le renforcement du système d’information relatif à la logistique des produits contraceptifs et le recueil des données en vue d’étayer ses interventions.

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