Pluies et infrastructures

Après une si longue période d’absence, les pluies ont fait leur réapparition. Si partout dans le pays, l’espoir renaît après les trois saisons successives de sécheresse, force est de constater que des inquiétudes se sont également manifestées. L’état des infrastructures a été derrière le mécontentement. À Agadir par exemple, les habitants ont assisté à des scènes déplorables dans certaines artères de la ville. L’axe routier reliant Inzegane au centre-ville a connu un embouteillage notamment au niveau de la commune de Ben Sergao et de Marjane. Les égouts complètement bouchés, l’eau déborde et pénètre dans le moteur du véhicule. Chose qui provoque immédiatement son arrêt et bloque la circulation. À Inzegane, la même constatation est de mise. La route reliant le vieux quartier d’Assais à Taghzoute est devenue pratiquement comme une rivière transportant les sachets en plastique et d’autres détritus. A Casablanca, la Place des Nations Unies, le boulevard Houphoüet Boigny, le boulevard des Almohades, les parages de Casa-port, le Centre 2000 et d’autres quartiers populaires ont connu des débordements. Mais dans la capitale économique, cet état de choses est notamment dû au fait que les égouts sont bouchés par les sachets en plastiques plein d’ordures, cartons vides et autres détritus. Ce comportement des habitants, pas uniquement dans ce cas de figure, malgré les campagnes de sensibilisation, complique la tâche des travaux d’assainissement effectués par la Lyonnaise des Eaux de Casablanca (Lydec). Depuis 1997 ces travaux, sur le réseau d’assainissement, ont beaucoup réduit les zones sensibles. Celles-ci ont passé de 52 en 1997 à moins d’une quinzaine aujourd’hui, et avec des risques amoindris. Ces zones de risques bien qu’elles ne soient pas tous des points critiques, force est de constater qu’elles le sont devenues avec le comportement de certains habitants. Elles (ces zones) sont classées en deux catégories. Des points où les débordements sont « quasi-certains » en cas de fortes pluies et des points où les débordements sont « possibles » lors de fortes précipitations. Le point qui pourrait présenter un risque, c’est bien la Route d’El Jadida-Oued Bouskoura. Point où l’Oued Bouskoura descend dans le réseau d’assainissements de Lydec et où le risque ne provient pas du réseau mais des apports de l’Oued, impossibles à maîtriser. Le risque d’inondations est éloigné et qu’il n’existe plus que des risques de débordements, il n’en demeure pas moins que l’assainissement est une action continue.

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