Plus de 200.000 enseignants recrutés et formés entre 2015 et 2030

Plus de 200.000 enseignants recrutés et formés entre 2015 et 2030

L’amélioration de l’enseignement passe d’abord par les enseignants

Les besoins du secteur en matière d’enseignants donne à la réforme une dimension stratégique cruciale, tout en représentant un défi pour le système éducatif.

«Plus de 200.000 enseignants seront recrutés et formés entre 2015 et 2030, atteignant un taux de renouvellement de 80% du personnel d’enseignement actuel». C’est en ces termes que le ministre de l’éducation nationale de la formation professionnelle, de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Said Amzazi, s’est exprimé mercredi à Rabat à l’occasion de l’ouverture de la séance d’audition, d’interaction du Conseil supérieur de l’éducation et de la formation et de la recherche scientifique sur «Le projet de programme de formation des enseignants d’avenir du primaire, du collège et du secondaire qualifiant».

Dans son allocution, le ministre a précisé que le nombre des enseignants futurs qui s’inscrivent dans le cadre de la refonte du système éducatif (2015-2030) augmente la nécessité de réformer le système de formation de base.

Les besoins du secteur en matière d’enseignants donne à la réforme une dimension stratégique cruciale, tout en représentant un défi pour le système éducatif, a-t-il souligné, notant que le système actuel ne permet pas de former des cadres compétents et qualifiés répondant aux enjeux de la qualité et de la formation.

Pour y remédier, M. Amzazi a énuméré les avantages du nouveau programme de formation. S’étalant sur cinq années, ce dernier repose sur un parcours pluridisciplinaire, quinquennal, pluridimensionnel et multidisciplinaire et permet aux candidats, sélectionnés selon des critères précis, d’acquérir des connaissances académiques durant leur passage à l’université (licence pédagogique), avant d’avoir accès aux Centres régionaux des métiers de l’éducation et de la formation, dans le but de renforcer les compétences professionnelles des futures générations d’enseignants.

Par ailleurs, le ministre a pointé du doigt les insuffisances du système actuel, citant à titre d’exemple le temps insuffisant requis pour la formation de base des enseignants, ne dépassant pas un an, le manque de connaissances, de compétences pédagogiques et méthodologiques chez les lauréats spécialisés, nécessaires à la pratique de la profession.

Pour sa part, le président du Conseil supérieur de l’éducation, et de la formation et de la recherche scientifique, Omar Azziman, a indiqué que toute réforme, toute mise à niveau passe par les enseignants, et ne peut réussir que par l’engagement des enseignants et leur implication.

Ainsi, aider l’école marocaine à mener à bien les missions qui lui sont confiées c’est d’abord assurer aux enseignants la meilleure formation initiale et continue possible, a-t-il affirmé.

M. Azziman a relevé que la question de l’enseignement constitue une véritable ligne rouge, un défi véritablement transversal pour assurer la qualité des apprentissages au sein de l’école marocaine et à travers le monde, notant que face aux profondes mutations qui assaillent l’environnement dans lequel se déploie l’acte d’enseigner, «il n’est plus approprié d’affirmer qu’enseigner est un métier qui s’apprend».

In fine, il a rappelé que lors de sa session de janvier 2018, le Conseil a délibéré et adopté le rapport portant sur la vision et sur les orientations qui doivent prévaloir dans le développement et la valorisation des divers métiers de l’éducation à travers toute la chaîne de leur exercice, de la formation, au recrutement, à la gestion des carrières jusqu’à l’évaluation.

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