Plus de 67% des Marocaines utilisent un contraceptif

Plus de 67% des Marocaines utilisent un contraceptif

Les Marocaines ont de plus en plus recours aux moyens de contraception. Elles sont 67,4% à avoir utilisé une méthode contraceptive en 2011 contre 63% en 2004. La majorité, soit 56,7%, ont utilisé les méthodes modernes (pilule, stérilet et progestatif injectable) alors que 10,6% ont fait usage des méthodes traditionnelles (continence périodique, retrait avant l’éjaculation, prise de température). C’est ce qu’indique l’enquête nationale sur la population et la santé familiale 2011. Cela dit, l’enquête ne mentionne pas quel est le moyen de contraception le plus utilisé. Mais l’on devine que la pilule est le contraceptif le plus plébiscité par les Marocaines. Plusieurs raisons en expliquent le succès : elle est facile à utiliser, accessible, fiable et présente peu d’effets secondaires.
Par région, Marrakech-Tensift-El Haouz arrive en tête avec 72,5% d’utilisatrices, suivie de Doukkala-Abda (72,3%), Chaouia-Ouardigha (72,2%), Rabat-Salé-Zemmour-Zaër (71%) et le Grand Casablanca (69,4%). En queue de peloton, on retrouve la région de Tanger-Tétouan avec un taux d’utilisation de 60,2%. Par ailleurs, l’enquête s’est intéressée aux connaissances des femmes non célibataires âgées de 15 à 49 ans sur le sida. 84,5% d’entre elles connaissent cette maladie et 96,5% (98,1% en milieu urbain et 94% en milieu rural) sont conscientes que le sida se transmet à travers un rapport sexuel non protégé. Ce qui traduit une prise de conscience grandissante du danger que présente cette maladie. L’enquête fournit des informations sur d’autres indicateurs, notamment les soins de maternité, la vaccination et l’état nutritionnel des enfants de moins de 5 ans. Le Maroc a enregistré des progrès dans les soins de maternité. En 2011, 77,1% des femmes ont reçu des soins prénatals qualifiés contre 67,8% en 2004. L’étude souligne qu’elles sont 73,6% à avoir été assistées à l’accouchement par un personnel qualifié contre 63% en 2004. L’écart entre le milieu urbain et rural reste toutefois important (92,1% contre 55%). S’agissant de la vaccination des enfants, on note une légère baisse chez les enfants de 12-23 mois complètement vaccinés. Ils étaient 88% en 2011 contre 89% en 2004. Au niveau national, 97,7% des enfants disposent d’une carte de vaccination dans le public et seulement 2,3% dans le privé. Pour ce qui est de l’état nutritionnel des enfants de moins de 5 ans, l’enquête relève que 96,6% ont été allaités en 2011. Le retard de croissance (sévère ou modéré) chez ces enfants est en nette diminution (14,9% contre 18,1%). Il en va de même pour l’insuffisance pondérale qui est passée de 9,3% en 2004 à 3,1% en 2011.

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