Plus de médecins pour le troisième âge

Plus de médecins pour le troisième âge

Le vieillissement de la population ne concerne pas que l’Europe. Au Maroc, la transition démographique montre très clairement un accroissement de la population du 3ème âge. Alors que cette dernière représente, actuellement, 8,1% (soit 2.417.062), elle devra, d’ici 2020, atteindre 11,1%, puis 20% les vingt années qui suivent. Urgence, la gériatrie l’est devenue au fil du temps imposant au ministère de la Santé d’y penser de très près. Et cela a donné lieu à un résultat : formation de spécialistes marocains en France. Grâce à la coopération bilatérale, engagée depuis 2003, le Maroc parvient, petit à petit, à remédier à cette carence. Et c’est aujourd’hui même que se réunit un jury maroco-français au siège de la division de la coopération afin de procéder à la sélection, après entretiens, de 16 médecins marocains devant bénéficier d’une formation en gériatrie et dans d’autres disciplines. Une formation qui aura lieu au niveau de l’assistance publique dans les hôpitaux de Paris pour l’année universitaire 2007-2008. Les dossiers des candidatures ont été préalablement désignés par les centres hospitaliers Ibn Sina de Rabat et Ibn Rochd de Casablanca ainsi que par des préfectures et provinces du Maroc. Pour cette promotion, seuls trois médecins sur les 16 candidats seront formés en gériatrie. Les autres médecins suivront des formations en médecine physique et de réadaptation, en oncologie médicale et radio-oncologie.
Un pas auquel devra suivre un autre. Car, le ministère de la Santé a pour objectif de former un total de 70 médecins gériatres : un gériatre au moins par province et préfecture. Ces médecins sont les plus habilités, au point de vue médical, de fournir les soins nécessaires aux personnes âgées quel que soit le lieu : structure sanitaire, domicile ou maison d’accueil. Plus qu’un rôle d’assistance, ces médecins ont aussi pour mission d’en former d’autres. Ils assument, ainsi, la tâche de formateurs auprès des étudiants au sein des instituts de formation aux carrières de santé. Ils ont aussi à agir dans la société en sensibilisant les familles sur les problèmes de santé liés aux personnes âgées. A ce propos, il faut souligner que celles-ci sont très vulnérables et présentent donc doublement des risques d’infections. diabète, fragilité des os, affections oculaires, rhumatismales ou auditives, maladies cardio-vasculaires, cancers, maladies mentales… Ce sont quelques-uns des facteurs les plus fréquents dont souffrent les personnes du 3ème âge dont le traitement implique plus que des soins, mais un accompagnement.  
Et ce n’est pas tout. Car cette stratégie, qui s’accélère, à présent, n’est qu’à son premier volet. Le second, lui, porte sur l’institution de la spécialité de la gériatrie au niveau des Facultés de médecine et de pharmacie, mais aussi, sur l’affectation d’un gériatre au niveau de chaque hôpital. La coopération entre le Maroc et la France porte, donc, ses fruits. Et les exemples, il y en a autant que les perspectives que se fixent les partenaires. Deux ailes de réhabilitation et de gériatrie sont opérationnelles à l’hôpital Avicenne à Rabat et à hôpital Sekkat à Casablanca. De même, 11 médecins sont formés en France depuis 2003, dans le cadre du programme de formation en gériatrie. Alors que 5 autres sont en cours de formation. Bientôt, c’est une formation continue du personnel médical et paramédical en matière de gériatrie qui sera lancée. Des unités de prise en charge des personnes âgées seront, également, mises en place dans services hospitaliers périphériques.

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