Polémique autour de la gestion de Casablanca

La vendetta politique est une pratique courante dans la vie des partis. Souvent elle prend forme au niveau des instances consacrées au débat avant de glisser au champ médiatique. Jamais, l’USFP n’oublierait les critiques acerbes qui lui ont été adressées par Abderrazzak Afilal au Parlement. Ce dernier, comme on le sait, est secrétaire général de l’Union générale des travailleurs du Maroc (UGTM), membre du Comité exécutif du Parti de l’Istiqlal, député, président de la Commune de Hay-Mohammadi et membre de la communauté urbaine de Casablanca ; et c’est sur ce terrain que le journal du Premier ministre a choisi de le combattre, dans son édition du mardi 18 décembre. En tentant de démontrer l’existence d’une complicité entre Abderrazzak Afilal et Mohamed Labsir, membre de la CUC, député et, également, membre du Bureau politique de l’Union constitutionnelle (UC), l’auteur inconnu de l’article a mis l’accent sur l’état de délabrement dans lequel se débattent les communes dirigées par ces deux personnes. Les avenues Ali Yata, Khalid Ibn Al Oaualid, Ibn Al Ouennan et Al Hizam Al Kabir qui traversent les deux communes, sont dans un état de précarité et de misère, affirme-t-il. Dans le même ordre, dit-on, l’éclairage public fait défaut dans ces avenues. A cela s’ajoute la complicité de M. Labsir en vue de faire échouer toute tentative visant la sanction de M. Afilal en raison de ses absences permanentes des sessions de la CUC. Comme cela s’est illustré, selon Al Ittihad Al Ichtiraki, en ce qui concerne le gel de la mesure de suspension du dirigeant istiqlalien de la Communauté . une information que M. Mohamed Labsir dément en bloc. Car, jamais, dit-il, il n’y a eu de complicité entre les deux hommes au détriment de l’intérêt général de la ville de Casablanca. Et d’ajouter que les deux dirigeants n’adoptent pas les mêmes positions en ce qui concerne les orientations et visions et n’appartiennent pas non plus à la même famille politique. « Aujourd’hui est un jour de fête, et je vous jure que je n’ai jamais traité avec qui que ce soit au détriment de mon devoir», nous a–t-il annoncé. M. Labsir avant de formuler ses reproches à l’égard de quelques organes de presse qui ne vérifient pas leurs informations avant de les publier. Pour ce qui est de la polémique engagée, il a rappelé les tractations entre l’USFP et l’Istiqlal et déclaré que si ce dernier n’est pas d’accord avec la ligne gouvernementale, il n’a qu’à démissionner. Et de préciser que tout ce bruit médiatique n’est qu’une campagne électorale avant l’heure. Enfin, M. Labsir a exhorté l’ensemble de ses partenaires siégeant à la CUC d’agir en vue de sauver la ville de Casablanca de l’état de précarité dans lequel elle se débat.

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