Polémique autour d’un passage à niveau

Polémique autour d’un passage à niveau

Selon l’Office national des chemins de fer (ONCF), la suppression de ce passage à niveau s’inscrit dans le cadre d’une convention signée avec la Commune urbaine de Maârif, il y a plus de six ans. « En 1999, un accord de partenariat a été conclu entre l’ONCF et la Commune urbaine de Maârif pour la suppression de ce passage. Il convient de signaler qu’il est le seul passage à niveau non supprimé à Casablanca. Tous les points de croisement entre la route et une ligne ferroviaire ont été fermés. En vertu de cette convention, l’ONCF s’engageait à bâtir un pont au niveau du boulevard de l’Aude et d’un passage pour piétons à 250 mètres du passage 4004 de l’Hermitage. Pour des raisons techniques, la construction du pont au niveau du passage n’est pas possible. À cet endroit, on note la présence des conduites d’eau.
De plus, il faudrait démolir plusieurs villas pour le bâtir. », explique Elkbir Akrim, directeur régional de l’ONCF. Et d’ajouter : « Alors que la commune urbaine de Maârif avait la charge de la construction des deux accès (au-dessous du pont). En 2001, l’ONCF a achevé les ouvrages du pont qui ont nécessité une enveloppe financière de 20 millions de dirhams. Par contre, la commune n’a pas terminé la construction des accès à temps à cause de quelques contraintes techniques. Ce n’est qu’en 2005 que les travaux sont achevés. Dans ces conditions, on devrait procéder à la fermeture du passage à niveau puisque c’est la finalité de l’accord. Chose que nous avons faite après l’avis des responsables de la ville et de la wilaya ». Samedi 3 septembre, l’ONCF y a déposé des blocs de bétons armés. Mécontents et en colère contre cette décision de suppression du passage, les riverains ont observé une manifestation massive devant le passage, bloquant ainsi la circulation des trains. « C’est insensé ! Nous étions surpris samedi matin, à l’aube, de voir des blocs de bétons armés.
Ils ont décidé unilatéralement de fermer le passage sans avertir les autorités et les habitants, qui sont les plus concernés par cette question.», s’indigne l’un des riverains. Cinq jours plus tard, le passage est ré-ouvert à la circulation et aux usagers de la route (automobilistes, cyclistes, piétons, etc.) suite à l’intervention du conseil de l’arrondissement de Maârif. «La manière avec laquelle l’ONCF a procédé est erronée.
Il fallait aviser en premier lieu le conseil de l’arrondissement de Maârif et non pas le conseil de la ville. C’est ça la vraie démocratie! Le conseil de la ville a livré à l’ONCF l’autorisation de fermeture du passage alors que cela ne relève pas de ses compétences. Selon les lois et les réglementations en vigueur, c’est au conseil de l’arrondissement du Maârif de donner ou non son accord. », souligne Ahmed Kadiri, président de l’arrondissement de Maârif. « Nous sommes actuellement en pourparlers avec toutes les parties concernées pour résoudre le problème en tenant compte des besoins de la population.», ajoute-t-il. Par ailleurs, les habitants sont déterminés à lutter pour faire entendre leurs voix et leurs doléances. «Ce passage est vital pour nous. Les cliniques, les écoles et les supermarchés se trouvent de l’autre côté du mur. La fermeture du passage est synonyme d’isolement des habitants, d’insécurité et surtout la fin des petits commerces», se plaint l’un des habitants de la région.

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